VI = RP
Mais ce procédé exigerait que l'on disposât d'une source d'énergie dont la puissance serait comparable à celle que consommeraient les appareils utilisateurs du courant. Il seraitbien plus commode de faire la graduation avec des moyens d'action d'une puissance modérée, comme ceux dont on dispose en général dans les laboratoires. On peut y arriver de deux façons.
(a) On remplace la bobine fixe à gros fil par une bobine à fil' fin dont toutes les dimensions sont identiques à celles de la bobine à gros fil, de sorte que le couple c produit par le courant-unité, lorsqu'il traverse la bobine fixe et la bobine mobile, est multiplié par le rapport m du nombre de spires de la nouvelle bobine, au nombre de spires de l'ancienne.
La sensibilité de l'instrument est ainsi multipliée par m, de sorte que, après avoir remis en place Tancienne bobine^ la formule qu'il faut appliquer est •
VI = mRr^.
G" désignant le couple produit par la bobine fixe à fil fin, lorsque l'instrument est traversé par le cpui:ant I", et C le couple produit
ÉLEGTROMÉTRIB
par le courant I lorsque la bobine fixe primitive est remise en place et que Tinstrument est appliqué à une mesure d'énergie, comme nous l'avons indiqué.
(b) On rompt la communication entre la bobine fixe à gros fil et la bobine mobile à fil fin. Dans la première qui présente une très faible résistance, on lance un courant V aussi intense que possible emprunté à un accumulateur à grande surface, ce qui n'exige qu'une faible
Fig. 475. — Wattmètre Marcel Deprez (1880).
f.e.m; dans la bobine à fil fin, on lance un courant d'intensité modérée i' emprunté à une source dont la f. e. m. est aussi élevée que possible. On a alors, pour la valeur du couple C développé dans ces conditions
C = cVi\ d'où
L'énergie VI consommée dans l'unité de temps, par un appareil mis en expérience après le tarage effectué suivant cette méthode, aurait alors pour expression
VI = Mie bu, en désignant par V la d. d. p. nécessaire pour maintenir l'in-