CHAPITRE TREIZIÈME
mouvement d'horlogerie rend actif à Tinstant convenable, l'aiguille de l'instrument devient solidaire d'une roue animée d'un mouvement uniforme autour de l'axe d'oscillation de Téquipage mobile et qui, tournant en sens contraire de la déviation, ramène de force l'équipage mobile au zéro. Au moment où Taiguille, ainsi soudée temporairement à la roue, passe devant le zéro, elle fait mouvoir un organe qui rompt le courant simultanément dans l'équipage mobile et dans l'électro qui assurait la solidarité de l'aiguille et de la roue. L'équipage mobile redevient donc entièrement libre et prêt à obéir à une nouvelle émission de courant. Ce retour de l'équipage mobile au zéro, sert d'ailleurs à manœuvrer un crayon qui enregistre la déviation et à faire tourner l'aiguille d'un compteur d'un angle égal à la déviation de l'équipage mobile sous l'influence du courant. L'appareil inscrit donc et totalise les ordonnées successives de la courbe représentative du phénomène électrique, à la mesure duquel il est destiné. Il va de soi que la force antagoniste destinée à équilibrer l'action du courant sur l'équipage mobile, doit être proportionnelle à la déviation, tandis que le couple produit par le courant, doit dépendre seulement de l'intensité de ce dernier, et nullement de la déviation. Ces deux conditions sont parfaitement remplies par le galvanomètre à circuit mobile représenté figure 357, mais elles sont plus difficiles à satisfaire lorsqu'il s'agit d'un électrodynamomètre, à moins que 1 on ne limite l'amplitude des déviations à une dizaine de degrés.
782. — Compteur Gauderay. —Cet appareil est un autre exemple de l'application de la méthode de totalisation intermittente. Son organe principal est un cylindre mû par un mécanisme d'horlogerie, et sur la surface duquel sont réparties une série de pointes analogues à celles qui garnissent les cylindres des boites à musique. A une très petite distance de la surface de ce cylindre, se meut l'aiguille indicatrice des déviations de l'équipage mobile. Lorsqu'elle est au zéro, elle se trouve devant une région du cylindre entièrement dépourvue de pointes ; mais si elle est déviée par un courant de 1 ampère, elle se trouve en face d'une autre région qui contient une pointe, qui, accrochant l'aiguille à chaque tour du cylindre, la soulève et produit un
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mouvement enregistré par un compteur ; si l'intensité atteint 2 ampères, la déviation de laiguille augmente et Tarnène devant une région contenant 2 pointes qui produisent deux oscillations de Fai^ille par tour, et font par conséquent, avancer de deux divisions Taiguille du compteur ; en général, si l'intensité du courant atteint une valeur représentée par un nombre entier n, Taiguille de Tampèremètre est amenée par sa déviation, devant une région du cylindre contenant n pointes sur la circonférence, et le comptedr avancera de n divisions. On voit que dans cet appareil, non seulement la totalisation est intermittente, mais que, en outre, elle est discontinue en ce sens qu'elle ne tient compte que de valeurs déterminées à l'avance de l'ordonnée de la courbe. Si par exemple, l'ordonnée est représentée par un nombre tel que 15,4 ou 15,7, elle sera enregistrée comme étant égale à 15. Dans le totalisateur que nous venons de décrire, il n'en est pas ainsi; la totalisation est intermittente, mais la valeur exacte de chaque ordonnée est enregistrée sur le compteur.
§ 3. - TOTALISATEURS DYNAMIOUES.
783. — Compteur Aron. — Nous donnons le nom de totalisateurs dynamiques j aux appareils dans lesquels la valeur de l'intégrale fydx est obtenue, non plus par des moyens cinématiques, mais par des procédés basés sur l'application de certains théorèmes de dynamique ou sur certaines propriétés des courants électriques qui, dans des circonstances déterminées, produisent des actions mécaniques qui sont des fonctions de la vitesse des organes soumis à leur action.
Parmi ces appareils, nous citerons d'abord le compteur de M. Aron, représenté schématiquement par la fig. 478 et qui est basé sur les considérations suivantes : Supposons deux pendules identiques, Pi et P„ ayant la même forme, la même masse et le même moment d'inertie, mais soumis : le premier, à l'action de la pesanteur seule ; le second, à l'action de la pesanteur augmentée d'une force verticale /, beaucoup plus petite que le poids P du pendule. Désignons par g l'accélération due à la pesanteur ; par M la masse de chaque pendule ; par / la