‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 239 sur 270 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

logerie constamment remonté par le courant auxiliaire qui traverse Télectro. En outre, cette manivelle entraine dans son mouvement un disque isolant garni de lames de cuivre sur certaines portions de sa circonférence, et contre lequel appuient constamment deux frotteurs //, ff, qui ont pour fonction de supprimer le courant auxiliaire pendant que la manivelle Zm revient de l'extrémité gauche de sa course, à l'extrémité droite, c'est-à-dire pendant que la tension du ressort DB passe de sa valeur maxima à zéro. On évite ainsi des mouvements intempestifs du pignon />.

Le mouvement d'horlogerie qui fait tourner la manivelle Zm est obligé de produire, pendant que la tension du ressort DB va en croissant de zéro à sa valeur maxima, un travail qui lui est, à la vérité, restitué pendant la détente du ressort, mais cette restitution pourrait être assez imparfaite, à moins de mettre un volant tournant rapidement, et elle serait, en tout cas, accompagnée d'une perte de travail qui doit être autant que possible évitée. Nous avons imaginé, pour obtenir ce résultat, une disposition très simple qui consiste à attacher au point B un second ressort identique au premier, mis en mouvement de la même manière, par une seconde manivelle de môme rayon que la manivelle Zw, mais faisant avec celle-ci un angle droit. Il est facile de démontrer que cette disposition permet d'obtenir que le couple moteur, nécessaire pour faire tourner Tensemble des deux manivelles, soit réduit à ce qui est nécessaire pour vaincre les frottements, lesquels peuvent d*ailleurs être rendus très petits.

' Cet appareil est, comme nous l'avons dit, destiné à totaliser les indications des instruments où Ton emploie la méthode acinétique, il est basé sur des principes que nous> avions appliqués depuis 1868 à la mesure des forces qui varient périodiquement suivant une loi inconnue, et dont on enregistre les valeurs successives, à des intervalles de temps égaux, en leur opposant la force, variant périodiquement aussi, mais suivant une loi connue, d'un ressort ou d'un gaz comprimé. Nous avons appliqué ce principe à l'étude de beaucoup de questions de nature très différente telles que : mesure des pressions successives de la vapeur dans le cylindre d'une machine h

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vapeur à grande vitesse, même à distance de cette machine ; mesure des efforts produits dans un dynamomètre de traction ou de rotation, etc.. Il avait pour corollaire presque évident, l'emploi du totalisateur discontinu dont nous venons de décrire le principe et dont l'application s'impose chaque fois que Ton mesure une force variable incouj nue, en l'équilibrant périodiquement par une autre qui est connue, et dont le seul rôle est d'imprimer à certains moments un mouvement de très petite amplitude aux organes qui sont soumis à l'action de la force qu'il s'agit de mesurer. Parmi ces applications, nous signalerons la totalisation du travail de la vapeur dans un cylindre, totalisation que les deux principes que nous venons d'énoncer succinctement, permettent de réaliser très simplement, et sans erreur possible, au moyen des dispositions que nous avons communiquées à beaucoup de personnes à l'époque où nous nous occupions de la réalisation des appareils décrits dans la brochure de M. Regray, citée plus haut et dont le principe fondamental fut décrit dans le brevet pris le 20 décembre 1869 sur les indicateurs dynamométriques.

781. — Appareils totalisateurs à libre déviation. — L'application de la méthode des trapèzes, à la totalisation des indications des appareils de mesures électriques, peut encore avoir lieu lorsque ces derniers sont à' libre déviation. Gomme exemple de ce genre, nous citerons le « Compteur enregistreur des courants et de l'énergie électrique » que nous avons fait breveter le 30 Mars 1888 et dont voici la description sommaire: L'équipage mobile d'un instrument de mesures quelconque, à libre déviation (galvanomètre, électrodynamomètre, électromètre), muni d'un amortisseur énergique qui ne trouble en rien sa position d'équilibre, mais empêche les oscillations, reçoit le courant qui l'anime, non pas d'une manière continue, mais par intermittences. Cet effet est facilement obtenu au moyen d'un mouvement d'horlogerie remonté constamment par le courant lui-même et qui remplit encore d'autres fonctions.

Au moment où le courant est lancé, l'équipage mobile dévie librement et s'arrête rapidement devant sa position d'équilibre; après quelques secondes, grâce au jeu d'un électro-aimant que le

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