DIFFÉRENTS PROCÉDÉS DE MESURE DE L'HYSTÉRÉSIS
796. — Mesure de l'Hystérésis au moyen d'une batterie d'accumulateurs et du galvanomètre balistique. — Les
théorèmes que nous venons de démontrer, nous permettent de déduire le travail consommé par un barreau de fer doué d'hystérésis, de la quadrature de la courbe représentative du flux de force magnétique de ce barreau, en fonction de Tintensité du champ magnétique et par conséquent de celle du courant qui produit le champ.
Il faut donc savoir construire cette courbe. Pour y arriver, formons un circuit composé d'une batterie d'accumulateurs, d'un ampèremètre et du solénoïde contenant le barreau de fer en expérience. Ce barreau doit, comme nous Tavons dit, être rectiligne et très long, ou bien affecter la forme d'un anneau, comme Tanneau en fer des induits de dynamos. Dans le premier cas, le solénoïde qui l'entoure est interrompu en son milieu pour permettre d'y enrouler un solénoïde, complètement distinct et d'une faible longueur, dont les extrémités sont en communication avec un galvanomètre balistique dont Télongation permet de mesurer le flux de force du barreau, ainsi que nous l'avons expliqué dans le chapitre consacré à la mesure des flux de force magnétique.
Dans le second cas, cet enroulement spécial est effectué aux deux extrémités d'un même diamètre de l'anneau dont il recouvre une faible partie ; ces deux petits solénoïdes supplémentaires sont grou-
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pés en tension et reliés également à un galvanomètre balistique.
Les deux portions du solénoïde principal destiné à créer le champ magnétique, sont également reliées en tension et reçoivent le courant des accumulateurs ; leur groupement doit être fait de façon que lorsque le courant passe, Tanneau de fer forme ce qu'on appelle un circuit magnétique fermé et lie présente pas de signes d'aimantation appréciables. L'ensemble présente l'apparence d'un anneau de dynamo.
Enfin, pour faire varier l'intensité du courant générateur du champ, entre deux valeurs extrêmes h- I et — I, on a recours à un commutateur facile à imaginer qui permet de mettre dans le circuit 1, 2, 3,..., n couples de la batterie d'accumulateurs^ et construit de façon qu'en revenant en arrière depuis n jusqu'à zéro et en continuant à le faire mouvoir, le sens du courant soit automatiquement renversé au moment où on passe par zéro.
Ceci posé, on procède à l'expérience de la façon suivante : on commence par lancer dans le solénoïde, pendant un temps assez court, un courant négatif — I égal à celui que peuvent donner tous les accumulateurs réunis ; le courant étant rompu, le barreau conserve une aimantation qui correspond à un flux de force représenté par OM'o (fig. 484). Ce premier point obtenu, on fait passer le commutateur de zéro à 1, ce qui a pour effet de lancer dans le solénoïde le courant produit par un seul accumulateur et dont on note l'intensité indiquée par l'ampèremètre. On note également l'élongation du galvanomètre balistique puis, quand Taiguille de ce dernier est revenue au zéro, ce qu'on obtient très rapidement si Vest un galvanomètre à circuit mobile, en le fermant sur lui-même ^^^ on fait passerle commutateur de 1 à 2 ; on lit la nouvelle élongation du galvanomètre ainsi que l'intensité indiquée par l'ampèremètre et qui doit
(i) Il est bon de rappeler ici que nous avons toujours recommandé, lorsqu'on emploie les galvanomètres à circuit mobile pour mesurer les décharges induites, de rompre leur communication avec le circuit dont ils font partie/ un temps très court après la production de cette décharge, de façon que leur élongation ait lieu à circuit ouvert. Si on négligeait cette précaution, la valeur de leur élongation serait atténuée dans des proportions d'autant plus grandes, que le circuit extérieur serait moins résistant, et on serait exposé à commettre de graves erreurs. Leur élongation terminée, il n'y a aucun inoonvé-