‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 267 sur 270 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

Flux total Inducteur + Induit

Énergie perdue par hystérésis

Dans ces deux tableaux, l'énergie perdue par hystérésis est estimée

en ergs ( Terg vaut — Ia aaa aaa — ) P^^ cycle et par centimètre cube de fer.

802.— Expériences industrielles de M. Marcel Deprez sur l'hystérésis et les courants parasitaires d^s anneaux de fer des machines dynamo-électriques. —Lorsque nous avons été chargé par la Société pour la transmission de la force par rélectricite, de diriger Tétude et la construction des machines à haute tension de notre système, dont nous donnerons la description et les résultats dans la quatrième partie de cet ouvrage, nous avons dû procéder à des expériences sur les qualités magnétiques du fer des inducteurs et des induits. Pour ces derniers, la mesure de l'hystérésis était indispensable. Nous avons alors profité, pour la faire, de l'existence d un puissant dynamomètre de rotation enregistreur qui avait été construit spécialement pour mesurer le travail mécanique absorbé par les machines dynamo-électriques. Nous avons donc mis en expérience une de nos machines dont Tanneau n'était pas bobiné, et nous avons mesuré successivement le travail nécessaire pour faire tourner Tanneau lorsque les inducteurs n'étaient pas excités et lorsqu'ils Tétaient. La vitesse étant exactement la même dans les deux expériences, la différence des deux puissances accusées par le dynamomètre, représentait le travail absorbé par l'hystérésis et par

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les courants dits de Foucault. Bien que toutes les précautions eussent été prises pour réduire les courants parasites autant que possible, le champ magnétique de nos inducteurs de 32 centimètres de diamètre, était si énergique, que, après une expérience prolongée, les pièces de la carcasse métallique sur laquelle était monté Tanneau, étaient très chaudes. Il y avait donc là une perte de travail impossible à éviter complètement et que nous avons d'ailleurs essayé de mesurer à part, mais sans succès, les nombres obtenus ne présentaient en effet aucune régularité.

Les nombres obtenus dans les expériences relatives à la mesure du travail total (hystérésis et courants parasitaires) présentaient, au contraire, une régularité très satisfaisante et ce sont ceux que nous allons donner. Mais pour les motifs que nous venons d'expliquer, ils sont nécessairement plus élevés que si les courants parasitaires eussent été complètement supprimés ; ils pèchent donc par excès. Néanmoins, ils ont une valeur industrielle incontestable, puisque dans la pratique, il est impossible de faire disparaître les causes qui donnent naissance aux courants parasitaires. Voici les résultats obtenus.

Description de r anneau de fer. — L'anneau de fer était formé de

526 anneaux élémentaires en acier extra-doux du Creusot, ayant

50 centimètres de diamètre extérieur, 30 centimètres de diamètre

intérieur et -j^ de millimètres d'épaisseur. Le poids d'un de ces

anneaux élémentaires était de 406 grammes. Cet ensemble était serré entre deux lames de tôle de mêmes dimensions que les anneaux mais d'une épaisseur de 8"/". Le poids total du fer était de 229 kilogr. et le poids de l'anneau avec les boulons et accessoires en fer isolés, destinés à consolider tout cet ensemble, était de 271 kilogrammes.

Placé dans les pièces polaires d'un champ très puissant, cet anneau livrait passage à un flux de force de 16000 unités par centimètre carré de la section du fer de l'induit (le flux était de 10000 unités dans l'inducteur).

La vitesse de rotation étant de 600 tours par minute, le dynamomètre accusait par différence, comme nous venons de l'expliquer.

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