CHAPITRE QUATORZIÈME
un travail de 1°**,60 ou de 1 177,6 X 40' ergs par seconde. Le poids du fer étant de 229^^ et le nombre de cycles par seconde étant égal à 10, on trouve que le travail par gramme de fer et par cycle, était de 5 140 ergs et comme la densité du fer expérimenté différait très peu de 8, on trouve finalement que le travail par centimètre cube de fer atteignait 41120 ergs, nombre considérable si on le compare à ceux du professeur Ewing. Les courants parasitaires dont Taction s'ajoutait à celle de Thystérésis, ne devaient d'ailleurs absorber qu^une fraction assez faible de ce travail, pour beaucoup de raisons, dont les principales sont que les anneaux élémentaires étaient isolés avec un soin extrême les uns des autres et que les masses métalliques constituant la carcasse qui supportait Tanneau, étaient relativement éloignées du champ magnétique.
Le nombre élevé auquel nous sommes arrivés doit être dû à deux causes principales qui sont : la nature du métal et le procédé même de mesure qui est un procédé mécanique et non un procédé électrique comme celui de M. Ewing et de M. Hopkinson. En outre, le mode d'aimantation n'est pas le même, l'anneau de fer soumis à l'expérience présentant deux pôles conséquents, tandis que dans les expériences citées plus haut, l'anneau de fer ne présente aucune polarité, l'aimantation étant provoquée par un solénoïde toroïdal dont les extrémités se rejoignent presque. Toutes ces circonstances doivent être prises en considération dans un phénomène aussi mal connu que l'hystérésis et qui dépend d'éléments dont l'influence est loin d^être évidente à priori. Mentionnons par exemple, ce fait, que la valeur du travail absorbé par cycle et pour une valeur donnée du champ magnétique, augmente avec le nombre de cycles accomplis dans l'unité de temps. Les nombres cités dans les expériences de M. Ewing doivent, paraît-il, être augmentés de 40 °/o, lorsque le fer est soumis à l'action de courants alternatifs d'une fréquence ordinaire.
803. — Expériences diverses. — A titre de renseignements, nous donnons encore ici quelques nombres d'expériences faites par divers savants sur l'hystérésis.
ÉLECTROUÉTRIE
Valeur du flux total.
Energie perdue.
Ergs par cycle
et par centimètre cube.
Champ inconnu mais intense.
Nature du métal.
Energie perdue.
Ergs par cycle et par
centimètre cube.
Fer recuit très doux
— moins doux Fil de fer étiré dur Fil d'acier recuit Fil d'acier trempé tressé Corde de piano
— après recuit
804. — Mesure de l'hystérésis au moyen de l'électrodynamomètre. — Nous allons montrer que Télectrodynamomètre permet de mesurer d'un seul coup, et dans un temps très court, Fénei^ie perdue pendant un cycle par «uite de l'hystérésis. Pour cela, nous supposerons que le barreau en expérience soit recourbé en U comme un électro-aimant ordinaire, et que ses deux branches soient réunies à la partie supérieure par une armature faite avec le même fer et de même section que les branches de TU. Cette armature doit être aussi courte que possible ; sa longueur étant égale à Técartement extérieur des branches de Télectro en U, il en résulte que ces branches doivent être très peu écartées ; elles sont d'ailleurs recouvertes de fil sur toute leur longueur, de manière à créer un champ magnétique aussi uniforme que possible.