CHAPITRE DEUXIÈME S
peuvent atteindre 2 "/© de la moyenne prise pour une période de onze mois. On voit également que dans un intervalle de huit mois (9 septembre 1893, H mai 1894), la valeur de Jlb a éprouvé une variation relative de 4 ^o et celle de h une variation de 2,3 <*/o. Ajoutons que la mesure de JVb, telle que la faisait M. Limb, en s'entourant de toutes les précaution^ possibles, exigeait 3 heures.
Ces variations^ à peine tolérables dans des mesures industrielles (en exceptant celle de 4 **/o qui est réellement trop grande), sont inacceptables dans des mesures de précision comme celles auxquelles sont destinés les appareils-étalons. On ne peut donc pas employer avec confiance une boussole des tangentes, si Ton n'a soin de déterminer fréquemment la valeur du champ magnétique terrestre à l'endroit où l'on opère ; on ne peut pas employer davantage la boussole à fil de torsion puisque, dans ce cas^ la mesure de l'intensité du courant exige que l'on connaisse le moment magnétique de l'aiguille aimantée.
La mesure absolue d'un courant avec les appareils à circuit fixe, est donc entourée de difficultés qui devraient assurer la préférence à l'électrodynamomètre si celui-ci ne présentait des défauts d'une autre nature qui, bien que moindres, n'en sont pas moins réels, et dont le plus sérieux est qu'il faut amener le courant à la bobine mobile par des fils nécessairement très fins ou par des godets à mercure.
En résumé : on voit que les instruments à circuit fixe exigent absolument la mesure fréquente des deux quantités Jlib et A bien que la connaissance d'une seule d'entre elles soit nécessaire ; mais cette double mesure est une conséquence de la méthode de Gauss, et jusqu'à présent on n'en a pas fait connaître d^autre donnant des résultats d'une exactitude comparable à celle de ladite méthode. Or, la mesure rigoureuse des quantités J||b et A, est longue, délicate et exige des instruments coûteux.
Si Ton veut répandre dans l'industrie électrique, Thabitude de vérifier les instruments de mesure usuels dont les indications sont si souvent entachées d'erreurs très notables, et dont rien ne révèle Texistence, il est absolument nécessaire que l'on possède des instru-
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ments absolus, simples, faciles à contrôler puisque leurs indications sont ramenées aux unités fondamentales (centimètre, gramme, seconde), et d'un usage rapide et commode. Il suffit d'ailleurs que les erreurs relatives auxquelles ils peuvent donner lieu, ne dépassent
Les raffinements de construction^ le luxe des méthodes et des calculs que Ton met en œuvre dans les laboratoires où les mesures de ce genre sont faites avec la précision la plus grande possible, ne sont nullement nécessaires quand on se place au point de vue industriel. Ce sont ces considérations qui nous ont amené à imaginer les appareils absolus dont la description suit.