‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 42 sur 270 · CHAPITRE DBUXIÈMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE DBUXIÈMB

site d*un courant en unités absolues, on procède de la manière suivante :

I. L'axe de la bobine BB et le cylindre en fer doux a&, doivent d abord être placés exactement dans le méridien magnétique, c'està-dire dans une position perpendiculaire à celle qui est représentée sur la figure ; le fil élastique doit être sans torsion, Talidade étant au zéro ainsi que Taiguille AK. Ces conditions étant remplies, on lance le courant dans les bobines BB et BiBi montées en série ; le petit cylindre ab s'aimante, mais comme il est d'avance orienté de façon que son axe coïncide avec le méridien magnétique, rien ne décèle la présence du courant, si ce n'est la déviation de Taigaiille a\bi qui est soumise à l'action de ab d une part et du magnétisme terrestre, d'autre part. On tourne alors l'alidade du fil de torsion jusqu'à ce que l'aiguille AK, liée au cylindre aô, s'arrête devant un des repères, L par exemple, et indique ainsi que ab fait avec l'axe de la bobine BB un angle égal à p. Le barreau ab est alors soumis à l'action de trois couples qui se font équilibre. Le premier couple est dû au champ magnétique de la bobine ; il a pour valeur le produit de ce champ magnétique (iT^nJ), par le moment magnétique M) du barreau et par le sinus de l'angle p que fait le barreau avec Taxe de BB ; mais ce sinus étant très petit, peut être confondu, sans erreur sensible, avec l'angle lui-même. Le couple produit par le courant est donc égal à

Le second couple est produit par la composante horizontale du champ magnétique terrestre. Nous le supposerons de même sens que le précédent ; sa valeur est

Jb/ip.

Enfin, le troisième couple, produit par la torsion du fil, a pour mesure le produit du coefficient d de torsion de ce fil, par l'angle de torsion qui est égal à l'angle «, dont il a fallu tourner l'alidade^ diminué de l'angle p. L'équation d'équilibre est donc

Ramenons maintenant l'alidade au zéro et renversons le sens du

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courant ; le barreau ab s'aimantera en sens contraire, mais le couple exercé sur lui par la bobine ne changera pas de sens, tandis que le couple dû au magnétisme terrestre sera renversé. L'action directrice développée sur le barreau sera donc diminuée et par suite, aussi, Tangle de torsion. L'équation de l'équilibre deviendra, en désignant par a' la rotation de lalidade :

Ces deux équations donnent

On obtient donc ainsi le produit dW et le rapport -y--

II. Pour obtenir le rapport — ,— , on utilise la déviation de Taiguille aimantée ai^i.

Pour mesurer cette déviation, on oriente la bobine BB, perpendiculairement au méridien magnétique, et on immobilise le cadre mobile CC'D'D dans cette direction, puis on lance le courant successivement dans deux sens opposés et l'on prend la moyenne arithmétique des déviations de l'aiguille a^b^, Cette déviation moyenne

permet de calculer la valeur du rapport -7- » ainsi que nous l'avons

expliqué en détail en traitant de la méthode de Gauss (274).

Des calculs, dans le détail desquels nous ne pouvons entrer, montrent que cet appareil permettrait, même en lui donnant des dimensions très restreintes, de déterminer rapidement l'intensité d'un courant, en unités absolues^ avec l'approximation indiquée, à la condition, bien entendu, d'apporter dans les détails de construction, et dans la manière de faire les expériences, tous les soins que comporte ce genre d'instruments. Il serait nécessaire d'ailleurs de faire chaque mesure deux fois, le sens du courant étant renversé dans deux opérations consécutives. Il faudrait également veiller à ce que l'intensité du courant fût rigoureusement invariable pendant la série des expériences ; cette dernière condition serait facile à remplir en intercalant dans le circuit un rhéoscope, comme ceux que nous allons

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