CHAPITRE TROISIÈME i
€ la d, d, p. correspondante entre les extrémités du fil de l'appareil. Employons les mêmes lettres, mais affectées d'un accent, pour désigner ces mêmes quantités lorsqu'on remplace Tancien enroulement par un autre de même volume et de mêmes dimensions.
On arrivera facilement, en suivant les raisonnements exposés plus haut, aux relations suivantes
ou enfin
il = ii.-/^^ V
5l - il. }l- ^(élV
R^ / dod, y R ■" \ d',d[ ) '
s' RT e "" RI
Si on appliquait directement ces formules à l'exemple du numéro
précédent, on trouverait des divergences dues à ce que, ayant
trouvé que le nombre des spires de fil de -ttwt- de millimètre de
diamètre, devait être égal à 2066, nous l'avons réduit à 2000.
600. — Moyens d'accroître la sensibilité d'un galvanomètre. — Dans le galvanomètre que nous venons d'étudier, nous avons admis que la force antagoniste, due au magnétisme terrestre, s'exerçait avec toute son intensité ; la sensibilité de l'instrument est donc réduite à son minimum, et on pourrait l'accroître considérablement en opposant à l'action de la terre celle d'un aimant
directeur qui exercerait sur l'aiguille un couple de sens contraire et
égal aux -jjï ' P^^r exemple, de celui de la Terre, de sorte que le couple
résultant n'aurait, en réalité, qu'une valeur égale à jjr de celle que
nous avons admise. Il est évident que la sensibilité deviendrait dix fois
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aussi grande et que la déviation de i-ââtt correspondrait à un courant ou à une d, d. p, dix fois moindre.
On pourrait même rendre l'aiguille complètement asiatique, de façon à réduire la force antagoniste à celle qui résulte de la torsion du fil de cocon. Mais l-appareil deviendrait alors extrêmement lent dans ses indications et, par suite, d'un usage peu commode ; tandis que, en laissant agir le couple directeur de la Terre avec toute son intensité, les oscillations de l'aiguille seraient très rapides (environ cinq oscillations simples par seconde, comme on peut s'en assurer en appliquant la formule démontrée au numéro 217) à la condition toutefois, qu'elle ne soit pas obligée d'entraîner avec elle des masses parasites ayant un moment d'inertie comparable au sien, comme cela aurait lieu si on lui attachait un miroir destiné à projeter l'image d'un fil sur une échelle divisée placée à une certaine distance.
Lorsque l'instrument ne doit pas être employé comme galvanomètre balistique (voir le chapitre relatif à la mesure d'une quantité d'électricité) , il doit être pourvu d'un amortisseur, qui consiste simplement en une boîte de cuivre éleclroly tique, remplissant presque tout le noyau de la bobine, en ne laissant libre que l'espace strictement nécessaire pour le mouvement de l'aiguille aimantée. Les oscillations de cette dernière font naître, dans ladite masse de cuivre, des courants induits qui la ramènent rapidement au repos sans modifier en rien sa position d'équilibre, parce que les forces mises en jeu sont proportionnelles à la vitesse de l'aiguille, et s'annulent par conséquent, lorsque cette dernière devient immobile.
601. — Dispositions de galvanomètres dans lesquelles les spires des bobines sont très rapprochées des pôles sur lesquels elles doivent agir. — Nous avons vu combien il est important de rapprocher le plus possible les spires du pôle sur lequel elles doivent agir; or, cette condition est d'autant moins bien remplie que l'aiguille est plus longue, puisque la spire intérieure ne peut avoir un diamètre moindre que la longueur de Taiguille. La plus grande partie des éléments de la spire est alors forcément