CHAPITRE TROISIÈME
V = 1 centimètre par seconde, / = 5^, N = 60, H = 500 ; la valeur de la/, e, m. d'induction sera de 300000 unités C. G. S., soit en volts
Il suffirait donc que la spire moyenne eût une vitesse linéaire
e à -^^r^ de centimètre par seconde, pour que le cadre engendrât
une /. e. m. égale à jaaaaa de volt, c'est-à-dire, pour qu'elle fît
équilibre à la d.d.p. supposée, et empêchât par conséquent la pro- , duction d'un courant et, par suite, d'une force motrice quelconque.
La vitesse réellement atteinte par le cadre, est donc nécessairement
plus petite. Or, cette vitesse de ^r^r^ de centimètre par seconde,
correspond à une vitesse angulaire que l'on obtient en la divisant
par le rayon du cercle décrit par la spire moyenne, 2',5, soit:
-r^ • Mais un arc de un millième correspondant à P77AAAA volt,
la déviation angulaire correspondante à jaaaaa de volt est égale
67 7 à . ' , et si le cadre était animé d'une vitesse angulaire uni-
forme égale à -^^jr^ , il mettrait plus de 50 secondes pour arriver
à la position d'équilibre. En réalité, il mettra beaucoup plus de temps encore parce que sa vitesse va en diminuant à mesure qu'il approche de cette position, comme il est facile de le démontrer. C'est d'ailleurs un sujet sur lequel nous reviendrons lorsque nous traiterons de la mesure des petites quantités d'électricité au moyen du galvanomètre balistique.
Mais il ne faudrait pas croire que cette lenteur dans les indications, lorsque le potentiel est très petit, est un inconvénient spécial au galvanomètre à circuit mobile.
Tous les appareils de mesure quels qu'ils soient, dans lesquels on met en œuvre un phénomène mécanique produit par le courant, développent une /. e. m. inversa de la d. d. p et sont d'autant plus lents
ÉLBCTROMÉTRIE
dans leurs indications que Taclion mécanique produite est plus considérable.
L'infériorité des appareils à circuit mobile tient donc uniquement à la difficulté d'obtenir des fils de torsion dont le couple puisse atteindre une valeur aussi petite que celle que Ton atteint facilement avec les appareils à circuit fixe à aiguilles astatiqucs.
614. — Dispositions de galvanomètres à circuit mobile et à aimant permanent permiettant l'emiploi de petits aimants quelles que soient les dimensions du cadre. — Les dimensions du faisceau aimanté sont naturellement proportionnelles à celles du cadre ; il en résulte que si Ton voulait faire un appareil d'une très grande sensibilité, ayant un cadre embrassant une grande surface, on serait conduit à employer un faisceau aimanté très lourd et très volumineux dans lequel l'intensité d'aimantation serait nécessairement beaucoup plus faible que dans les aimants de petite taille, ainsi que nous l'avons expliqué dans le chapitre relatif au magnétisme.
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Fig. 352.
Fig. 333.
Les figures 352 et 3o3 représentent une disposition qui a pour but de parer à cet inconvénient en permettant l'emploi de petits aimants, quelles que soient les dimensions du cadre.