‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 69 sur 270 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

anéroïdes où Ton a résolu le même problème au moyen de roues dentées qui, malgré une grande perfection d'exécution, donnent lieu à des frottements qui se traduisent toujours par le manque de précision dans la position du zéro.

Dans le modèle représenté (fig. 365 et 366), on remarque que Tarmature mobile en fer doux a, en projection horizontale, la forme d'un rectangle coupé par des lignes équidistantes perpendiculaires à Taxe de rotation. Cet arrangement, dont le but est d'isoler magnétiquement les unes des autres, les portions de Taiguille qui sont placées dans des champs d'intensité différentes, donne à Taiguille l'aspect d'une arête de poisson ; d'où le nom de galvanomètre à arête de poisson sous lequel on désigne souvent cet appareil. '

622. — Ampôremètre et Voltmètre industriels Deprez- Carpentier. — Le modèle représenté par les figures 368, 369 et 370

Flg. 368.

(Ampèremètre et Voltmètre Deprez-Carpentier), est tout spécialement destiné aux usages industriels.

Il ne diffère du précédent que par la disposition des organes qui le constituent. La figure 368 montre l'intérieur d'un de ces appareils ; il se compose de deux aimants recourbés, entre les pôles desquels est placée la bobine fixe parcourue par le courant; une petite palette en fer doux, située dans l'intérieur de cette bobine, peut osciller entre deux pivots. Les mouvements de cette palette sont transmis au

ÉLEGTROMÉTRIE

dehors de Tappareil, au moyen d*une aiguille qui se déplace devant un cadran divisé.

Au repos, la palette se dirige suivant les lignes de force du champ magnétique des deux aimants, mais lorsqu'on lance un courant dans

Fig. 369. Fig. 370.

Ampèremètre et Voltmètre Deprez-Garpentier.

Tappareil, elle se place dans la direction de la résultante des champs magnétiques de la bobine et des aimants. Deux bornes A et B fixées à la boîte de Tinstrument permettent de faire passer le courant dans la bobine.

623. — Galvanomètre à solénoïde. — La forme sous laquelle on emploie le plus communément les galvanomètres à circuit fixe et à aimanttemporaire mobile, est celle dans laquelle une tige de fer doux, mobile dans le sens de sa longueur, est soumise à l'action d'un solénoïde parcouru par le courant qu'il s'agit de mesurer et qui, la transformant en aimant, exerce sur elle une attraction dont nous avons fait connaître la valeur dans certains cas particuliers (l'"^ Vol., page 773) où le but à atteindre était d obtenir laction mécanique la plus énergique possible.

Nous avons vu (n°* 402 et 403) que l'effort F exercé sur un pôle d'aimant, ou plutôt sur la région polaire A d'un aimant, par un solénoïde CD (fig. 371) dont la longeur est grande comparativement à son diamètre, a pour valeur

F = 9U S* désignant le flux total de force magnétique émis par la portion AD du barreau AB ; et Ii, l'intensité totale du courant qui passe dans un centimètre de hauteur du solénoïde.

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Si on désigne par N le nombre total des spires enroulées sur le solénoïde, par / sa longueur, par I Tintensité du courant, dans chaque spire, on a

1, = -y- doù F = 5—.

Fig. 371.

Mais l'intensité du flux de force 5* est une fonction de celle du champ magnétique à Tintérieur du solénoïde, et cette dernière se déduit immédiatement de la formule

F = 4Trni{JLl donnée à la fin du n^ 403, et dans laquelle il suffit de remplacer [i

N par Tunité et 7i^ par —r- pour avoir la valeur H du champ magnétique. On trouve ainsi

Nous avons vu d ailleurs que le flux de force magnétique d un barreau de fer doux plongé dans un champ uniforme, est sensiblement proportionnel à l'intensité du champ, du moins tant que ce flux de force ne dépasse pas 5000 unités par centimètre carré. Nous pouvons donc écrire

9 = AH = 4uA J^ d'où F = 4ir/;(i^y .

Cette dernière expression montre que, toutes choses égales d'ailleurs, F est proportionnel au carré de l'intensité I du courant.

Nous avons vérifié l'exactitude de cette conclusion par de nombreuses expériences faites dès 1882 sur des barreaux afl*ectant des formes très variées, telles que : simple cylindre en fer doux, cylindre entouré d'une enveloppe de fer à laquelle il est magnétiquement relié à sa partie inférieures^) (fig. 372), électro-aimants à pôles multiples

[{) Nous avons fait de 1882 à 1884, un grand nombre d'expériences sur rattraclion exercée par un solénoïde sur un noyau à enveloppe magnétique solidaire dudit noyau. Les dimensions des noyaux ont varié de 3 à 20 centimètres de diamètre, et les efforts

ÉLEGTROMÉTRIB

de section rectangulaire très allongée. (Voir les figures de la page 775 du 1" Vol.) On trouvera d'ailleurs^ dans le numéro suivant (page 159), le

Fig. 372.

tableau des expériences faites sur une simple tige de fer cylindrique ayant 28"° de diamètre et 210°° de longueur, introduite dans un solénoïde de même longueur qu'elle, jusqu'à ce que les centres de symétrie du solénoïde et de la tige fussent situés à 37°° l'un de l'autre. On sait que lorsque ces deux points coïncident, la résultante, des efforts développés par le solénoïde sur le noyau est nulle, et que, si on les écarte en faisant mouvoir le noyau, cette résultante qui tend à les rapprocher, est d'abord sensiblement proportionnelle à l'écart, comme si la tige était sollicitée par un ressort dont l'allongement serait mesuré par la distance des deux centres.

Si on continue à faire croître cette distance, il arrive un moment où l'effort exercé sur la tige de fer passe par un maximum, puis décroît ensuite rapidement. C'est celte position correspondante au maximum d'efTort qui est la plus favorable à tous égards, non seulement parce que, pour une même intensité du courant, l'efTort est le plus grand possible, mais encore et surtout parce que, par cela même qu'il passe par un maximum, l'effort ne peut éprouver que des variations très petites si on imprime au noyau de fer des déplacements de faible amplitude.

depuis quelques kilogrammes jusqu'à 500 kilogs. Nous avons toujours trouvé : !<> que Tenveloppe magnétique reliée au noyau par une culasse, triple sensiblement TefTort obtenu sans enveloppe ; 2° que l'effort est sensiblement constant, pendant une course beaucoup plus longue que son enveloppe ; 3** qu'il reste proportionnel h P, dans de très larges limites.

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