Ampèremètre-étalon à solénoïde de M. Marcel
Deprez. — Les expériences dont nous donnons ci-dessous le résumé, ont été faites avec un appareil que nous avons construit vers la fin de Tannée 1888 ; l'intensité du courant était mesurée au moyen d*un galvanomètre à circuit mobile, du type représenté par la fig. 337 et les efforts étaient déduits des allongements d'un ressort taré par la méthode que nous avons indiquée au n** 360 ou directement en se servant de Tappareil lui-même, comme nous allons l'expliquer.
Cet appareil, représenté en coupe verticale par la figure 373, se composait d'un solénoïde SS dans l'intérieur duquel pouvait se mouvoir un noyau de fer doux F suspendu à l'une des extrémités d'un fléau de balance ab dont le milieu reposait, par l'intermédiaire d'un
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Fig. 373. — Ampèremètre-étalon de M. Marcel Deprez.
couteau, sur un point fixe 0. Le poids du noyau était équilibré par l'action d'un ressort r agissant sur l'extrémité b du fléau; la tension du ressort était telle, que Taxe du fléau devait être horizontal lorsque Je solénoïde n'était traversé par aucun courant. Une aiguille très longue fixée sur le prolongement de l'axe du fléau ab, indiquait, par
ÉLEGTROMÉTRIE
les déplacements de son extrémité sur une règle divisée y, les mouvements du noyau dans le solénoïde. Les enfoncements de ce noyau étaient réglés au moyen d'un écrou vissé à sa partie supérieure ; on pouvait ainsi ne permettre au noyau que des déplacements de très faible amplitude, suffisants pour constater qu'il était sollicité par un effort quelconque (courant ou poids) dont on évaluait la grandeur par l'allongement qu'il fallait faire subir au ressort r, pour ramener Taiguille à sa position primitive.
Les allongements du ressort étaient mesurés au moyen d'une vis micrométrique v pouvant se mouvoir verticalement sans tourner et fixée à un curseur se déplaçant devant une règle graduée.
Afin d'obtenir un effort maximum pour une intensité de courant donnée, le centre de figure du noyau F était placé par tâtonnement à l'endroit le plus favorable.
On graduait l'appareil de la façon suivante : à la partie inférieure du noyau, on suspendait des poids de valeur croissante et on notait les allongements correspondants qu'il fallait faire subir au ressort pour ramener Taiguille à sa position horizontale.
Les valeurs des efforts correspondants aux allongements, pouvaient être portées sur la règle divisée devant laquelle se déplaçait le cur-
Fig. 374.
seur. On enlevait ensuite les poids et on les remplaçait par l'action attractive, sur le noyau, du solénoïde traversé par le courant; en regard de la graduation précédente, on indiquait l'intensité du courant nécessaire pour obtenir les mêmes allongements. L'appareil était