CHAPITRE TROISIÈME
extérieure du fil enroulé sur la bobine. Sous Tinfluence du courant, cette tige NACS se transforme en un aimant dont les lignes de force possèdent une densité maxima dans la région située entre les branches NA, se. Ces lignes de force étant perpendiculaires au fil enroulé sur la bobine, donnent naissance à des actions mécaniques dont la résultante, parallèle aux branches NA, SC, passe par le centre de la bobine. Cette sorte d'aimant en U tend donc à se mouvoir perpendiculairement à AC et à glisser parallèlement à luî-méme dans le plan de la figure, jusqu'à ce que le côté AC vienne rencontrer la paroi intérieure de la bobine. Si, au lieu de le laisser libre d'effectuer ce mouvement, on l'astreint à des liaisons le forçant à prendre un
Fig. 37G.
mouvement différent, il ne se déplacera qu'à la condition que ce second mouvement lui permette de s'éloigner du centre 0 delabobine^ C'est ce qui arrive, si par exemple, on le fixe par une tige AO' (fig. 376) à un axe de rotation 0', ne coïncidant pas avec le centre 0. Si les points O et 0' sont à une faible distance l'un de l'autre, un déplacement angulaire considérable de la tige AO' (un angle droit par exemple), n'aura pour conséquence qu*un rapprochement assez faible entre la tige AC et la paroi intérieure de la bobine, et le système prendra spontanément la position d'équilibre représentée par la droite OX.
ÉLEGTROHÉTRIB
Il existe une seconde position d'équilibre représentée par le prolongement O'X' de OX, mais il est facile de voir qu'elle est instable^ tandis que la première est stable. C'est donc entre ces deux positions extrêmes que le système doit se mouvoir, et il doit toujours rester à une distance d'au moins 43 degrés de chacune d'elles. Sa course utile sera donc représentée par exemple, par l'angle N'O'N, et la force antagoniste produite par un des moyens déjà étudiés antérieurement, doit être nulle dans la position O'N'.
On voit que ce système constitue un ampèremètre d'une grande simplicité, dont les déviations peuvent, dans certaines limites^ être rendues proportionnelles aux intensités au moyen de tâtonnements systématiques dans lesquels on fait varier les différents éléments qui entrent dans la construction de Tinstrument.
Fig. 377.
On peut réaliser de plusieurs façons différentes le principe appliqué dans l'appareil que nous venons de décrire. La figure 377 représente par exemple une disposition dans laquelle deux cadres rectangulaires CC, C'C entourés de fil, contiennent chacun une lame de fer doux repliée en forme d'U dont le rôle est absolument le même que dans l'instrument précédent. Les deux lames de fer doux sont fixées à une tige AA' mobile autour du point 0. L'amplitude du mouvement angulaire de cette tige est nécessairement peu considérable, et les indications de l'aiguille de l'instrument manqueraient de précision si on ne les amplifiait par un procédé optique ou mécanique, comme ceux que nous avons déjà décrits dans un chapitre spécial. Cette observation ne s'applique bien entendu qu'aux instruments