‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 75 sur 270 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

à libre dévitUion, puisque lorsqu'on emploie la méthode acinétique^ lampliGcation nécessaire à une lecture précise des angles, est obtenue au moyen d'un mécanisme mis directement en mouvement par la main de l'observateur, lorsqu'il agit sur la force antagoniste pour ramener au zéro le levier AA'.

627. ~ Choix de Tampèreinètre à adopter dans certains cas particuliers. — Parmi toutes les dispositions d'appareils à circuit fixe et aimant temporaire mobile aimanté par le courant luimême, que nous venons de décrire, il parait difficile de faire un choix ; cependant, dans certains cas particuliers, quelques-unes d'entre elles peuvent présenter des avantages spéciaux de nature à les faire adopter de préférence.

Ainsi, par exemple, si Ton attache une certaine importance à la possibilité de pouvoir graduer un instrument en parties proportionnelles à rintensité du courant, en ne déterminant directement qu'un petit nombre de points de la graduation, il faudra choisir une disposition dans laquelle la loi théorique, qui lie la déviation de l'aiguille à l'intensité, soit connue d'une façon au moins approximative. C'est ce qui a lieu dans les instruments composés d'un solénoïde très long par rapport à son diamètre et cela dans deux cas très différents : !• lorsque le noyau de fer a une grande section et que l'enroulement du solénoïde contient peu de spires ; 2° lorsqu'au contraire le noyau de fer a une faible section et que le solénoïde contient beaucoup de spires.

Dans le premier cas en effet, Taction mécanique du courant est proportionnelle au carré de l'intensité du courant, et dans le second, à la première puissance de cette intensité, parce que le noyau de fer est saturé et se comporte alors comme un aimant permanent. Le second cas permet donc plus facilement que le premier de réaliser une graduation à divisions équidistantes.

Nous avons supposé que le solénoïde employé avait une grande longueur, parce que lorsqu'il en est ainsi, on trouve facilement une position du noyau de fer pour laquelle Faction mécanique du courant n'est pas affectée par un déplacement notable du noyau en deçà

ELEGTROMETRIE

OU au-delà de cette position. Mais avec les solénoïdes à enveloppe de fer, totale ou partielle, ainsi qu'avec les dispositifs décrits dans le 1*' volume (page 778), cette grande longueur n'est plus nécessaire, et on obtient facilement, pour une intensité donnée du courant, un effort sensiblement indépendant de la position du noyau de fer, pourvu que ce dernier soit notablement plus long que le solénoïde. En outre, les effets obtenus sont, comme nous Tavons démontré par de nombreuses expériences, beaucoup plus considérables qu'avec le noyau de fer simple.

Mais la nécessité de guider le noyau en ligne droite, entraîne, dans la construction, quelques difficultés que Ton peut supprimer en adoptant la disposition suivante représentée sous trois aspects différents par les figures 378, 379 et 380. •

Coupe XX'

Coupe YY'

Fig. 379.

Fig. 380.

Un noyau de fer BB' (fig. 378) de section rectangulaire, courbé en arc de cercle, est entouré sur le tiers ou la moitié de sa longueur par une bobine plate CC, qu'il traverse sans la toucher. A son extrémité B', ce noyau est fixé à une culasse sur laquelle sont également soudés deux autres arcs de cercle en fer doux AA', AA' (fig. 379) identiques au noyau BB' mais d'une épaisseur moindre. Grâce à cette disposition, le champ magnétique compris dans l'espace laissé libre entre les deux joues AA' d'une part et le noyau BB' d'autre part, est bien plus intense que si ces joues n'existaient pas.

La bobine GC est fixe dans l'espace, tandis que l'ensemble des lames AA', BB', AA', est mobile autour du centre de courbure 0. Il est à peine nécessaire de dire que pour des raisons de symétrie et pour

Page 1