‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 82 sur 270 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

pension serait infiniment fin et à la condition que Tappareil fût placé dans le vide) pourrait être mesurée avec une exactitude aussi grande qu'on le voudrait. De cette mesure, il serait facile de déduire, comme nous le verrons, Tintégrale fVdt et par conséquent la quantité de chaleur dégagée par la décharge.

En réalité, l'équipage mobile étant supendu à deux fils doués d'élasticité, dont il augmente de plus en plus la torsion pendant son mouvement angulaire, ne peut continuer à se mouvoir indéfiniment dans le même sens ; sa vitesse va en diminuant constamment, il finit par s'arrêter après avoir décrit un angle auquel on a donné le nom d'élongation; puis il revient en arrière et exécute ainsi une série d'oscillations autour de sa position primitive d'équilibre. C'est Vélongation qui permet de calculer la vitesse initiale qu'il a reçue sous l'influence des actions mécaniques dues au courant variable qui le traverse pendant un temps très court.

Cette disposition est la seule qu'on puisse adopter pour l'étude d'une décharge que l'on ne peut produire qu'à des intervalles de temps éloignés, comme celle d'un poisson électrique par exemple. Elle ne permet pas d'employer l'arrangement représenté dans la figure 386 puisque le mouvement de la bobine mobile doit être entièrement libre.

Mais lorsqu'il s'agit d'un courant continu ou d'un courant périodique, tel que celui que pourrait produire un alternateur ou même une bouteille de Leyde chargée et déchargée d'une manière iden-

Fig. 388.

tique un grand nombre de fois par seconde, on peut appliquer la méthode acinétique à Téquipage mobile BFB', en tordant le fil de suspension et le maintenant ainsi en repos apparent, malgré les impulsions périodiques qu'il reçoit. On peut alors doubler le nombre des bobines fixes en adoptant la disposition de la figure 388.

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