‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 88 sur 270 · DU COURANT · texte numérisé non relu

DU COURANT

638. — Voltamètre. — On peut dire que la première mesure qui ait jamais été faite de l'intensité d'un courant, a été effectuée en mettant à profit ses propriétés chimiques. Il suffit en effet de mesurer

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le volume de gaz mis en liberté dans les éprouvettes d'un voltamètre (342), pour en déduire un nombre proportionnel à la quantité d'électricité qui traverse le voltamètre pendant la durée de l'expérience; en divisant ce nombre par la durée, exprimée en secondes, on obtient immédiatement l'intensité moyenne du courant.

Nous avons vu (342) que le volume d'hydrogène dégagé pendant une fninute, par le passage de un ampère, est égal 6*'%933, pourvu que la température soit ramenée à 0<» et la pression barométrique à 760 millimètres; ces deux conditions n'étant que bien rarement remplies, l'emploi du voltamètre exige, pour donner des résultats exacts, des mesures accessoires de température et de pression barométrique qui nécessitent l'usage d'un thermomètre et d'un baromètre. En y ajoutant le chronomètre à seconde, indispensable pour l'évaluation exacte de la durée de l'expérience, on voit que cet instrument entraîne nécessairement la possession de trois autres instruments coûteux et délicats. Les corrections de température et de pression, sont d'ailleurs loin d'être négligeables comme on peut s'en assurer en appliquant la formule suivante qui résulte des calculs classiques que l'on trouve dans tous les traités de physique où l'on traite de la mesure de volume d'un gaz.

En désignant par Vq le volume d'hydrogène qui serait dégagé dans le voltamètre si la température de Feau acidulée était égale à zéro, si la pression barométrique était égale à 760 millimètres (le niveau de l'eau dans l'éprouvette étant supposé le même que dans le vase qui la contient), et si enfin le gaz était parfaitement sec; par t la température du gaz; par H la hauteur du baromètre exprimée en millimètres de mercure; par h la pression de la vapeur d'eau (en millimètres de mercure) à la température t, donnée parles tables de Regnault; par V le volume de l'hydrogène tel qu il est mesuré directement;

Ces différentes quantités sont liées par l'équation suivante :

V =lLzi ^^3 V

Toutes ces corrections pourraient être évitées si on pouvait rendre constantes les quantités H et / et par conséquent aussi h. Nous avons obtenu facilement ce résultat en enfermant le voltamètre tout

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