CHAPITRE QUATRIËHE
entier (réduit d'ailleurs à de très faibles dimensions) dans une enveloppe de verre fermée à la lampe et contenant une atmosphère initiale d'hydrogène. Cette enveloppe étant plongée dans un vase rempli d'eau à une température constante, on assure d'un seul coup rinvariabilité de H, de t et de h. Pour se débarrasser du mélange gazeux produit par l'électrolyse et dont la masse augmenterait à chaque expérience, on y fait passer, après chaque expérience, comme dans Feudiomètre, une étincelle électrique qui recombine les gaz séparés par le passage du courant.
639. — Mesure de rintensité d'un courant par le poids d'un métal déposé. — La mesure de l'intensité d'un courant par celle du poids d'un métal déposé à l'électrode négative, pendant le passage du courant dans une solution saline, n'entraîne aucune correction de pression ou de température, mais elle nécessite l'emploi d'une balance de précision, parce que le poids de métal déposé est très petit même quand on prolonge l'expérience pendant un temps assez long et que l'on choisit un métal dont l'équivalent est élevé, comme l'argent. Le poids d'argent déposé pendant une heure par le passage d'un ampère, n'est en effet que de 4^',0248.
Mais on peut, par un artifice fort simple, augmenter autant qu*on le veut ce poids, au moyen du procédé suivant qui est représenté schématiquement par la figure 394. Supposons que l'on ait disposé dix éprouvettes identiques AiA,. . . B1B2. . . , contenant chacune une solution d'azotate d'argent et deux lames d'argent, en deux groupes de cinq, de manière que le courant qui entre en Aj, parcoure successivement chacune d'elles, grâce aux liaisons indiquées en traits ponctués^ pour sortir finalement en Bi. On voit immédiatement que toutes les lames aia,. . . , appartenant à la série AiAsAs. . . , qui sont les plus rapprochées de la droite CO, joueront le rôle de cathodes, tandis que les lames btb^, . . de la série B1B2. . ., joueront le rôle d'anodes. Le courant ayant la même intensité dans chaque éprouve tte, puisqu'elles sont toutes groupées en série, le poids de chacune des lames a^Oi. . ., augmentera de la même quantité dans l'unité de temps, tandis que le poids des lames iii», diminuera d'une
ÉLEGTROMÉTBIE
quantité égale. Il suit de là que si la droite CG représente Taré e du couteau d'une balance, l'augmentation du poids des lames aiOs, et la diminution du poids des lames bibt, . . , donneront naissance à des
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M...J ftL.-J 'L-.J ' J ^1 ,
Fig.394.
couples qui tendront à faire chavirer la balance dans le même sens. Le poids nécessaire pour rétablir Téquilibre, sera donc, en réalité, dix fois aussi considérable que si on n^avait eu qu'une seule éprouvette.
On pourrait même doubler la sensibilité de ce procédé en reliant mécaniquement entre elles les dix lames par lesquelles le courant entre dans chaque éprouvette, afin de pouvoir les suspendre à Tune des extrémités du fléau d une balance, tandis que les dix autres lames seraient suspendues à l'autre extrémité.
§ 2. — INSTRUMENTS BASÉS SUR LES PROPRIÉTÉS THERMiaUES DU COURANT ÉLECTRIQUE.
640. — Quantité de chaleur développée par le passage d'un courant à travers un conducteur. — Lorsqu'un courant d'intensité constante I traverse un conducteur immobile^ de résistance R, il y développe un travail qui se transforme entièrement en chaleur et dont la valeur W, dans l'unité de temps, est donnée par
Féquation