Ampèremètre à température stationnaire. — Si au
lieu d'empêcher la chaleur dégagée par le passage du courant de se dissiper, on favorise au contraire sa dispersion, soit par convection, soit par rayonnement, il arrive un moment où, la quantité de chaleur dispersée dans l'unité de temps croissant avec l'excès de la température du conducteur sur celle de l'enceinte, tandis que, au contraire, la quantité de chaleur développée par le courant reste constante, la température de conducteur devient constante. Nous avons étudié ce cas dans le n* 332 et nous avons trouvé que la température stationnaire t du conducteur, est donnée par l'équation
A piM dans laquelle on représente par : A, l'équivalent mécanique de la chaleur; p, la résistance spécifique du conducteur; ç'i, la quantité de chaleur dissipée dans l'unité de temps par l'unité de surface latérale du conducteur, lorsque l'excès de sa température sur celle de l'enceinte est égal à 1** centigrade ; X, la longueur du périmètre • du conducteur ; S, la section droite de ce conducteur.
Cette équation peut se mettre sous la forme beaucoup plus simple
t = hl\ ti étant l'excès de la température stationnaire du conducteur sur celle de l'enceinte, lorsqu'il est traversé par un courant égal à l'unité. L'élévation de température du conducteur a pour effet de le dilater et, entre des limites peu écartées, on peut considérer l'allongement ainsi produit comme proportionnel à l'accroissement de température. Si cet allongement se traduit par le déplacement angulaire proportionnel d'une aiguille devant les divisions d'un cadran, on voit que l'on aura réalisé ainsi un appareil à libre déviation dans lequel