‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 94 sur 270 · ME8URE DE L'INTENSITÉ D'UN COURANT PAR DES PROCÉDÉS OPTIQUES · texte numérisé non relu

ME8URE DE L'INTENSITÉ D'UN COURANT PAR DES PROCÉDÉS OPTIQUES

643. — Généralités. — Faraday a découvert qu'un corps transparent quelconque placé dans un champ magnétique peut, dans certaines conditions, présenter les mêmes phénomènes que les corps bi-réfringents, c'est-à-dire provoquer la déviation du plan de polarisation d'un rayon lumineux. Celte déviation est la plus grande possible lorsque le rayon lumineux traveree le corps transparent parallèlement aux lignes de force du champ magnétique. La grandeur de la déviation ainsi produite dépend de la nature du corps ; elle atteint son intensité maxima avec les corps monoréfringents solides ; les liquides occupent le second rang et les gaz le troisième ; mais avec ces derniers le phénomème est difficilement mesurable. Enfin les corps bi-réfringents eux-mêmes sont influencés par le magnétisme, mais à un degré moindre que les corps monoréfringents ; la déviation totale du rayon polarisé est alors égale à la somme algébrique des déviations dues à l'action propre du corps bi-réfringent d'une part, et à celle du champ magnétique d'autre part.

11 résulte des expériences de Verdet que la rotation du plan de polarisation^ due à l'action d'un champ magnétique, est proportionnelle à l'épaisseur du corps traversé par le rayon et à la composante de l'intensité du champ dans la direction du rayon. Elle est donc proportionnelle à la différence du potentiel magnétique qui existe entre deux points quelconques situés sur le trajet du rayon à l'intérieur du corps soumis à Faction magnétique.

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Verdet a trouvé encore que, lorsque le corps traversé par la lumière est une dissolution saline, la rolation du plan de polarisation due à Taction du champ magnétique est égale à la somme des rotations dues au liquide dissolvant et au sel dissous.

644. — Galvanomètre optique . — Parmi les liquides qui produisent ainsi la rotation du plan de polarisation, le sulfure de carbone est un de ceux pour lesquels Taction magnétique est la plus énergique. C'est donc lui qui doit être employé de préférence dans un galvanomètre optique. Ce dernier appareil se compose essentiellement de deux portions distinctes.

l^ La partie purement optique comprend une source de lumière monochromatique produisant un faisceau lumineux àrayons parallèles que Ton dirige suivant Taxe d'un tube métallique rempli de sulfure de carbone et d'autant plus long que Ton veut obtenir plus de sensibilité. Ce tube est fermé à Tune de ses extrémités par un prisme de Nicol destiné à polariser la lumière du faisceau, et à Tautre extrémité, par un prisme analyseur à travers lequel sort la lumière après son trajet dans le sulfure de carbone. En faisant tourner le prisme d'un angle plus ou moins grand autour de Taxe du tube on parvient à éteindre complètement le faisceau lumineux. Cet angle est repéré au moyen d'une alidade qui tourne devant un limbe gradué en degrés et fraction de degré. Cette première opération faite, si on transforme en champ magnétique la région occupée par le tube rempli de sulfure de carbone, le plan de polarisation du faisceau lumineux éprouve une certaine rolation autour de Taxe de ce faisceau et il en résulte que la position du prisme analyseur ne correspond plus à rextinction de la lumière et qu'il faut la modifier d un angle égal à la rotation du plan de polarisation produite sous l'influence du champ magnétique, pour que l'extinction se produise de nouveau.

Le moyen le plus simple pour transformer en champ magnétique l'espace occupé par le sulfure de carbone, consiste dans l'emploi d'un solénoïde enroulé directement sur le tube dans toute sa longueur et dans lequel on lance le courant que l'on veut mesurer. Nous savons que l'intensité du champ ainsi produit est rigoureusement propor-

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