‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 95 sur 270 · CHAPITRE OUATRIÈHB · texte numérisé non relu

CHAPITRE OUATRIÈHB

tionnelle à celle du courant; il en résulte, en vertu de la loi de Verdet, que la rotation angulaire du prisme analyseur, nécessaire pour obtenir l'extinction, doit être elle-même rigoureusement proportionnelle à rintensité du courant.

En donnant au tube une grande longueur par rapport à son diamètre, et en l'entourant d'un grand nombre de spires par unité de longueur, on obtient une sensibilité proportionnelle à chacun de ces deux éléments^ parce que Tintensité du champ magnétique à Tintérieur du tube a pour valeur i^^nj, ru étant le nombre de spires par unité de longueur et I l'intensité du courant.

645. — Qualités de rampôremètre optique. — L'ampère-* mètre optique n'est pas un appareil absolu puisqu'on ne connaît pas la loi théorique qui lie la rotation du plan de polarisation aux nombreuses constantes physiques qui interviennent dans la production de ce phénomène, et que d'ailleurs, lors même qu'on la connaîtrait, l'intensité du courant ne serait pas exprimée en fonction des unités fondamentales de longueur, de masse et de temps. Mais cet intéressant appareil possède deux qualités importantes qui sont: 1"* la constance de ses indications et leur proportionnalité rigoureuse à l'intensité du courant, ce qui permet d'en faire un excellent étalon secondaire ; 2<» l'instantanéité absolue du phénomène^ instantanéité constatée par MM. Bichat et Blondlot au moyen d'une méthode fort ingénieuse grâce à laquelle ils ont pu établir que, entre le moment où le courant atteint dans l'hélice magnétisante une intensité donnée et le moment où la rotation correspondante du plan de polarisation est accomplie, il s'écoule un intervalle de temps certainement inférieur à oA/^/^A de seconde.

Cette propriété a été utilisée par MM. Abraham et Buisson dans un appareil destiné à l'étude des courants alternatifs et qui leur a permis de construire la courbe représentative des valeurs successives du courant primaire d'un transformateur pendant la durée d'une période de ce courant. Ils ont pu constater ainsi que cette courbe, qui devrait être une sinusoïde (520) si la force électromotrice de self-

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induction était rigoureusement proportionnelle à -t-, présente

une forme qui en diffère beaucoup parce que' le flux de force magnétique induit dans le noyau de fer du transformateur n'est pas proportionnel à I.

La description complète du dispositif de MM. Abraham etLemoine nous entraînerait trop loin ; les personnes que ce sujet intéresse la trouveront dans le n« du 12 juillet 1897, tome CXXV des Comptes- Rendus de l'Académie des Sciences, page 92.

Disons seulement à titre de renseignement intéressant qu'ils ont remplacé le sulfure de carbone par un liquide doué d'un pouvoir rotatoire plus considérable et qui est Tiodomercurate alcalin en dissolution concentrée.

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