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CHAPITRE PREMIER

dû qu'à Texistence d'une cause de rupture de Téquilibre électrique à laquelle, (par analogie avec les causes qui modifient l'équilibre mécanique d'un système matériel), on a donné le nom de Force électro-motrice. Ainsi, par exemple, un fil rectiligne qui se déplace dans un champ magnétique est, en général, le siège d'une force électro-motrice qui se traduit par une différence de potentiel de ses deux extrémités. La grandeur de cette différence de potentiel sert de mesure à la force électro- motrice qui est par conséquent évaluée en unités de mômes dimensions qu'elle.

299. — Expression du courant engendré dans un circuit fermé contenant une force électro-motrice. — Soit ABCD (fig. 150) un circuit métallique dont l'une des portions, AD, est douée de la propriété de développer une /. e. m, (force électro-motrice) tout en présentant^ comme le reste du circuit, une résistance r qui dépend de sa longueur, de sa section et de la nature du métal dont elle est formée.

Fig. 150

Coupons d'abord le circuit au point K; la /. e. m. développée par le côté AD va, d'après ce que nous venons de dire, porter les points A et D à des potentiels dont la différence lui sert précisément de mesure. Désignons par Vq le potentiel du point A, par Vj celui du point D et supposons Vo > V, ; un des caractères essentiels de la /. e, m. est que la différence V, — V,, est indépendante de la valeur absolue de Vq. Il résultera de là que tous les points de la région du circuit représentée par ABK seront au potentiel V^, tandis que tous ceux de la région DCK seront au potentiel V„ et que nous aurons, en désignant par E la /. e.m, développée dans le côté AD

DBPBBZ, É(.SCTR. INDUSTR. — T. I, FASC. 2.

Remarquons en passant qu'il nous est impossible de calculer le potentiel d'un point donné de la région AD à moins que nous ne connaissions la /. e. m. développée par chacune des portions de AD. Tout ce que nous savons actuellement, c'est que la différence des potentiels des extrémités A et D de' la région AD est maintenue à la valeur Vo — Vi en vertu de la cause à laquelle nous avons donné le nom de force électro-motrice.

Fermons maintenant le circuit en mettant en contact les deux portions BK, CK qui étaient séparées au point K. Si la d, rf. p, (différence de potentiel) était maintenue constante entre A et D malgré la présence du courant qui prend naissance, ce courant aurait pour valeur

r' désignant la résistance de la portion ABKGD.

300. — L'intensité I du courant étant la môme dans tous les points du circuit (sans quoi il y aurait accumulation d'électricité dans certaines régions jusqu'à ce que l'état permanent du courant fût établi), a dans la portion DA la môme valeur que dans la portion ABKGD, et si la résistance de DA était nulle, l'expression de 1 que nous venons de trouver serait exacte. Mais en général il n'en est pas ainsi et la résistance de DA a pour résultat de modifier, non seulement la valeur de 1, mais encore la d,d,p. Vo — Vi, malgré la propriété que nous avons attribuée à la /. e. m. de maintenir constante cette d. rf. p. Nous allons expliquer cette contradiction apparente.

Dans la portion ABKGD, le courant se propage dans le sens indiqué par les flèches, c'est-à-dire qu'il va du point A où le potentiel est le plus élevé vers le point D où le potentiel est le plus faible et ce résultat est conforme à tout ce que nous avons dit jusqu'à présent concernant la propagation de l'électricité. Mais dans la région DA, il n'en est plus de môme; le courant, pour ôtre fermée doit aller du point D au point A, c'est-à-dire dan& un sens contraire à celui qu'il devrait avoir s'il ne dépendait que de la d. d, p. des points A et D et il

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