‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 12 sur 215 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

est évident que cela est dû à la présence d'une /. e. m. dans la portion DA. Pour nous faire une idée nette de ce qui se passe alors, supposons que le circuit étant rompu en K, une masse électrique égale à Tunité se déplace de D en A ; et cherchons à évaluer le travail qu'elle développera pendant ce trajet. Elle est soumise à deux actions contraires : la /. e, m. qui, par définition, la sollicite dans le sens DA, et la d.d.p. qui la sollicite dans le sens AD puisque le potentiel Vo est plus grand que Vi (Nous supposons bien entendu que les quantités d'électricité accumulées en A et en D sont de môme signe que la masse-unité et exercent par conséquent sur elle une force répulsive). Si la f,e,rn, est supérieure à la d, d.p.^ la masseunité quittera le point D pour se rendre au point A; la quantité d'électricité diminuera donc d'une unité en D et augmentera d'autant en A, il en résultera par suite un accroissement du potentiel de A, une diminution égale du potentiel de D, et finalement une augmentation de la d.d.p, des points A et D. Si, malgré cette augmentation, larf. d,p. entre A et D est encore inférieure à la f,e,m,^ une nouvelle masse-unité quittera D pour se rendre en A et ainsi de suite jusqu'à ce que la d, d. p, devienne égale à la /. e, m, A ce moment il y aura équilibre entre les deux actions, c'est-à-dire que le travail accompli par une masse-unité se rendant de l'un à l'autre des points sera nul. Nous sommes obligés de conclure de là que le travail développé sur la masse-unité par une f.e,m,^ a précisément pour valeur la d. d. p. qui est produite par faction de cette f, e. m. dans un circuit ouvert. La /. e,m. n'est donc pas une force, comme son nom pourrait le faire croire, mais un travail dont la définition est identique à celle du travail produit par une rf. d,p.

301. — Nous avons maintenant tous les éléments nécessaires pour calculer la valeur du courant dans la portion DA lorsque le circuit ABCDA est fermé. Les développements dans lesquels nous venons d'entrer sur le mode d'action de la /. e. m. nous montrent qu'elle agit absolument comme le ferait une d.d,p. La seule différence qui existe entre elles étant que l'une est la cause de l'autre. La masse-unité se rendant de D en A développe donc un travail égal

ÉLECTRO-CIN ÈTIQU E

à ladifférencc des travaux dûs à la /. e. m. E et à la d, d. p. ( Vq — \\)f W qui existe entre les points A et D lorsque le circuit est fermé. C'est-à-dire que tout se passe comme si, dans cette portion de circuit elle était soumise à une d, d.p, égale à E — (Vo — V,)/ tandis que dans la portion ABGD, elle est soumise àla seule action de la d, d.p, (Vo — Vi)^. L'intensité du courant dans la portion DA a donc pour expression

r tandis que dans la portion ABCD elle est donnée par l'expression

L'intensité du courant étant la même dans tous les points du circuit comme nous l'avons déjà dit plusieurs fois, ces deux expressions doivent être égales. Donc

j (Vo~V.V E-^(Vo~V,V ^ r

d'où en ajoutant chacun à chacun les numérateurs et les dénominateurs

302. ^ Équilibre d'une force électro- motrice et d'une différence de potentiel. — Une expérience très simple permet de

Fig. 151

mettre en évidence Téquivaleiice d'une /. e.m. et d'une d,d.p. Soit CC' (fig. 151) un conducteur parcouru par un courant électrique d'intensité I. Aux deux points A et B de ce conducteur fixons les

(1) (Vo — ViV désignant la valeur que prend V^ — Vi loi*8que le circuit est fermé.

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