CHAPITRE TROIfllÈHE
déplacement, est égal au produit de l'intensité I du courant par la variation du flux de force magnétique enfermé dans son périmètre, soit :
le flux de force ayant zéro pour valeur initiale.
Fig. 217
Donc, le travail développé par la masse magnétique ul, lorsqu'on la
suppose mobile et que le circuit CC est fixe, est représenté par cette
même expression dans laquelle il suffit de faire fi = 1 pour avoir
la valeur de ce qu'on appelle le potentiel magnétique du circuit CC.
On obtient ainsi
ds cos
Potentiel du circuit CG = I ; — •
Mais, nous avons vu (234) que le potentiel d'un feuillet magnétique de puissance * et de surface ds, a pour expression
^ ds cos 6 r*
e et r désignant les mêmes quantités que dans le problème actuel. Ces deux valeurs seront égales, quelle que soit la position du pôle M, si on a * = I, c'est-à-dire si la puissance du feuillet magnétique est représentée par le même nombre que l'intensité du courant.
417. — Nous retrouvons ainsi l'équivalence que nous avons déjà constatée dans plusieurs cas particuliers, entre un circuit électrique fermé et un feuillet magnétique. Mais, nous allons voir maintenant
ÉLECTJIO-MAGNÉTISME
que cette équivalence est absolument complète^*\ et que tous les effets mécaniques auxquels peut donner lieu un circuit électrique filiforme, lorsqu'il agit sur un système d'aimants, peuvent être rigoureusement reproduits par un feuillet magnétique limité par un contour identique à celui* du circuit fermé, pourvu que l'on satisfasse à l'égalité
Fig. 218
Considérons, en effet (fig. 218), un feuillet magnétique FF et un courant fermé CC, tous deux infiniment petits, de forme identique, et satisfaisant à la relation ^ = I, et supposons que la masse magnétique M = 1 occupe, par rapport à FF, une situation identique à celle de la masse M' = 1 par rapport à CC, c'est-à-dire que Ton ait