CHAPITRE PBEMIBR
deux coquilles isolées auxquelles viennent s'attacher les extrémités libres de la spire ou du cadre mobile ; deux balais frotteurs servent à recueillir le courant ; ces balais sont placés dans une position telle que les deux coquilles changent de balais au moment où le courant change de direction dans le cadre induit. On aura ainsi une série de
Fig. 249
courants redressés^ mais non continus, puisqu'ils passeront par une valeur nulle à chaque demi-révolution.
On peut diminuer beaucoup ces variations considérables dans l'intensité du courant, en groupant en tension deux cadres identiques faisant entre eux un angle droit et munis chacun d un commutateur redresseur.
Le maximum d'intensité du courant qui se développe dans le deuxième cadre, aura lieu précisément au moment où le courant du
premier cadre passera par une valeur nulle. Le courant total recueilli, aura toujours le même signe et ne s'annulera jamais. Enfin, si au lieu de deux cadres faisant entre eux un angle droit,
nous en employons n faisant entre eux un angle égal à — et possédant chacun son commutateur et ses balais, le courant recueilli se rapprochera de plus en plus d*un courant continu.
Nous aurons Toccasion de revenir sur ce sujet quand nous aborderons la question des machines à courants continus.
472. — Impossibilité de produire un courant continu au moyen de l'induction exercée sur un circuit fermé indéformable, en mouvement dans un champ magnétique. — La
/. e. m, d*induction étant proportionnelle à la variation du flux de force dSf embrassé par un circuit pendant l'unité de temps, on a
dt Dans le cas d'une machine produisant une /. e. m. constante Ei, il faudrait que Ton eût
d^ = Eidt, d'où, en intégrant
g? = Eif -4- Constante
ce qui veut dire que dans la machine ainsi considérée, devant engendrer un courant continu, le flux de force croitrait proportionnellement au tempsj c'est-à^ire indéfiniment.
473. — 11 n'est donc possible d'obtenir une /. e. m. constante par le mouvement d'un circuit dans un champ magnétique, qu*à la condition que le flux de force magnétique embrassé par ce circuit augmente proportionnellement au temps.
On pourrait satisfaire à cette condition de deux manières différentes ; soit en augmentant indéfiniment l'intensité du champ magnétique parcouru par le circuit, ce qui est physiquement impossible ; soit en faisant croître sans limite l'aire embrassée par le circuit se mouvant dans un champ constant. On peut réaliser cette dernière condition au moyen de la disposition suivante (fig. 251).