CHAPITRE DEUXIÈME
La vitesse de variation du courant inducteur étant supposée égale à l'unité, on trouve Si = Ei ; d'où cette définition très simple : Le coefficient d'induction mutuelle de deux circuits^ est numériquement égal à la f, e. m. développée dans l'induit quand [intensité du courant inducteur varie d'une unité par seconde.
S'il s'agit de l'induction d'un circuit sur lui-même, c'est-à-dire de la self-induction, on peut dire que le coefficient de self-induction est numériquement égal à la /. e. m, développée dans ce circuit, lorsque l'intensité du courant qui le traverse, éprouve^ dans Tunité de temps, une variation égale à l'unité.
Lorsqu'il s'agit de deux circuits, nous avons désigné par S| [^^^)i le travail positif ou négatif développé pendant le mouvement relatif des deux circuits, lorsque leur distance mutuelle décroît depuis Tinfini jusqu'à la valeur actuelle, le courant qui traverse chacun d'eux étant égal à lunité. .
Cette définition est simple et facile à comprendre, mais lorsqu'il s'agit d'un circuit unique dont on veut évaluer le coefficient de selfinduction, la définition de Si est beaucoup moins claire. Elle doit être modifiée de la façon suivante :
Si l'on suppose que les différentes spires d un circuit, soient d'abord à une très grande distance les unes des autres, et parcourues par un courant égal à l'unité, et qu'on les amène ensuite successivement dans la position qu'elles occupent réellement, le travail développé pendant cette reconstitution du circuit dans sa forme réelle, est égal au coefficient de self -induction.
Nous désignerons dans tout ce qui va suivre, le coefficient d'induction mutuelle par la lettre M et le coefficient de self-induction, par la lettre L.
Le calcul des deux coefficients d'induction, étant ramené à celui de ©1, peut être effectué dans quelques cas simples. Neumann a donné pour faire ce calcul, une formule générale à laquelle nous avons déjà fait allusion (452) et dont on ne se sert pas dans la pratique à cause de l'extrême difficulté des calculs analytiques qu'elle comporte dans la plupart des cas. On préfère se servir de procédés moins généraux basés sur l'emploi du symbole géométrique auquel on a
670 INDUCTION ÉLECTRO-MAGNÉTIOUB
donné le nom de feuillet magnétique et permettant d'arriver beaucoup plus simplement et plus rapidement au résultat cherché. Nous donnerons plus loin quelques exemples de ces calculs.
Dans la pratique, les coefficients d*induction se déterminent au moyen de procédés expérimentaux, que nous ferons connaître dans Télectrométrie.
497. — Dimension du coefficient dlnduction. — Définition du Quadrant. — Reprenons Téquation
et supprimons Taccent de I et Tindice de E. La dérivée --r- étant du même ordre de grandeur que -^y on peut écrire symboliquement