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PROBLÈMES SUR LES COURANTS ALTERNATIFS

545. — Limite de Tintensité d'un courant sinusoïdal dont la f . e. m. maxima est proportionnelle à la fréquence. — Nous allons chercher la limite de l'intensité d'un courant alternatif dont la /". e, m. maxima est proportionnelle au nombre d'alternances, comme cela a lieu avec les machines industrielles. Pour cela, reprenons l'équation

I = ' — sin(27tn(-4- «) ;

on voit immédiatement que si on pose

et si on augmente indéfiniment le nombre n de périodes par seconde, le courant I tendra vers 0.

Mais si nous supposons que E^ soit proportionnel à n, c'est-à-dire

que Ton ait

Eo = neo,

€q étant la f, e, m, maxima développée pour n = 1 ; on aura

que Ton peut écrire

I = /' sin(27rnf + <?).

Si on fait alors tendre n vers Tinfini, le courant I tendra vers la limite

^ sin(2icn/-f-(p), c'est-à-dire quHl deviendra indépendant de la résistance ohmique.

546. — Limite du travail produit dans l'unité de temps par un courant sinusoïdal dont la f. e. m. maxima est proportionnelle à la fréquence. — Dans l'expression du travail produit par un courant alternatif pendant une période

remplaçons E et 1 par leur valeur en fonction de Eo; le courant étant supposé sinusoïdal nous aurons, pour la valeur du travail pendant une période

El

WJ = r . "\ ,^, sinâTOf sin (2irn<- ^)dt ;

en faisant l'intégration et en tenant compte de la relation

il vient

2«(R»H-4irWL«) '

GflAPITRE TROISIÈME

ce travail étant répété n fois dans Tunité de temps, on a ^, ^__RES__

Si on pose, comme dans le numéro précédent,

Eq = we^.

on aura

Wl

en faisant tendre n vers l'infini, la limite de cette expression sera Mais le couraut limite a été trouvé égal à

SttL

sin (Sttw^ — <p);

le travail est donc bien encore égal à la moitié du produit de la résistance du circuit, par le carré de l'intensité maxima pendant une période, résultat que nous avons déjà trouvé.

547. — Analogie qui existe entre les équations qui régissent les courants sinusoïdaux et celles qui représentent certains phénomènes mécaniques. — Considérons une masse M assujettie à se mouvoir suivant la droite OM (fig. 281) ,et animée

Fig. 181

d un mouvement alternatif à l'aide d'une bielle très longue MA et d'une manivelle OA accomplissant n révolutions dans l'unité de temps.

En désignant par 6 Tangle que fait la manivelle à un instant

quelconque avecla droite OM ; par a la longueur de la manivelle; par X Tabscisse du point A, on a

X = a cos 6 = a cos 2irn/ ;

d'un autre côté, la vitesse V de M est égale à la projection horizontale de la vitesse de A, c'est-à-dire que Ton a

dx V = --7— = — 2i:na siii 2itwf ,

et en désignant par Vi le produit 2icna,

V = — Vi sin 21cw^ d'où

rfV

—7— = — 2i:nVi cos Sitn/.

at

Supposons maintenant que la masse M soit soumise à un efiort résistant proportionnel à la vitesse, on aura pour la valeur de l'effort à appliquer à M, en désignant par fi la résistance correspondant à l'unité de vitesse,

• rfV *

ou, en remplaçant V et -t— par leurs valeurs données plus haut,

F = —fiWi sin2tcw« — 2irwMVi cos2itwi.

Le travail à fournir pendant le temps dt a pour expression F\di = /"iV; sin* 27cni-f-27cnMVî sin 2'icnf.cos 2«wi et, pendant une seconde, ce travail aura pour valeur

£FWdt = jf,W\.

Le travail dépensé par seconde ne dépend donc que de Vi et nullement du nombre de périodes.

En posant

na = 0^

on trouve que la vitesse Vt est constante, de sorte que le travail dépensé par seconde est constant quelque soit n; mais il n'en est pas de même de l'effort appliqué au bouton de la manivelle par Tin-

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