CHAPITRE PREMIER
Or les résistances des longueurs AD', D'B\ AD, DB étant proportionnelles à ces mêmes longueurs puisque la résistance /• de Tunité de longueur est la môme pour tous ces conducteurs, on a en le désignant par RjRsRaR^
R1R4 == RsR}*
Les points A et A' étant au même potentiel V , peuvent être confondus en un seul situé sur AA' ; il en est de même des points B et B', qu'on peut confondre en un seul situé sur BB'. Cette déformation de la figure ne changera rien aux conditions de l'égalité des potentiels des points D et D' mais transformera le trapèze ABB'A' en un quadrilatère identique au réseau du Pont de Wheatstone, la diagonale dépourvue de /. e. m. étant représentée par DD'.
L'équation RjR* = RjRj devient alors applicable au pont et nous fait connaître la condition à laquelle doivent satisfaire les quatre côtés 1, 2, 3, 4 pour que la diagonale ne soit parcourue par aucun courant. Nous verrons l'application qui a été faite de cette relation lorsque nous traiterons de la mesure des résistances.
315. — Théorème de M. Thevenin. — M. Thevenin a fait connaître un théorème simple et élégant concernant les rénaux de conducteurs et qui consiste en ceci : Si entre deux points quelconques d'un réseau de conducteurs, on vient à intercaler un nouveau conducteur, le courant qui le traverse a pour valeur le quotient de la rf. rf. .p. primitive des deux points choisis, par la somme des résistances du conducteur et de celle du réseau, prise, bien entendu, entre les points considérés. On peut exprimer ce théorème plus simplement encore en disant que deux points quelconques du réseau sont comme les deux pôles d'une pile dont la résistance intérieure serait celle du réseau (mesurée en prenant les deux points cqmme représentant les extrémités d'un conducteur fictif) et dont Isif.e.m. serait précisément égale à la d.d.p, des deux points avant leur réunion par le nouveau conducteur.
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