‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 28 sur 215 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

*nfin

i^quation qui fait connaître le rapport de la résistance du shunt à celle du conducteur.

Si par exemple nous donnons à k les valeurs représentées par les^

fractions r^' jââ' rnïÏÏi' ^^^^ trouvons pour le rapport -p- les

valeurs correspondantes -^i ^^ ^^•

Pour que la valeur de k soit bien celle qu on a voulu lui assigner,

il faut évidemment que le rapport -^ reste lui-môme invariable ; il

no faut donc pas qu'il puisse ôtre influencé par la température, (^ette condition, à laquelle on ne fait pas assez attention, a une grande importance lorsqu'on shunte des instruments de mesure pourchanj<er leur sensibilité, et il n'est pas superflu de montrer Timportanci» (les erreurs auxquelles on peut être exposé par des variations de température si elles n'agissent pas d'une manière identique sur la résistance R de l'instrument de mesure et sur la résistance x du shunt.

Si on désigne par m le rapport — , on tire des équations cidessus

qui montre que les variations 7'elalives ^*^ du rapport k sont sensiblement égales aux variations relatives du rapport — . Or ce dernier

ne restera invariable que dans deux cas :

1** lorsque les circuits jc et R sont faits avec un alliage insensibleaux variations de température ;

2** lorsqu'ils sont faits avec le môme métal ef portés à la même teijipérature.

Si aucune de ces conditions n'est remplie, le rapport k pourra facilement éprouver des variations de plus de o 7o» étant donné que

(1) On appelle variation relati\e d'une quantité, le rapport dr la variation absolue de cette quantité à la \aleur piimitive qu'elle aurait dû conserver.

le coefficient de variation thermique des métaux bons conducteurs

est, comme nous Tavons vu, voisin de ^^ par degré.

317. — Rhéostats. — On appelle rhéostats des instruments destinés à maintenir constante Tintensité d'un courant lorsqu'il est soumis à des causes quelconques de variation. Le principe de ces instruments est toujours le môme; Tintroduction dans le circuit parcouru par le courant, d'une résistance plus ou moins grande, de façon que l'intensité donnée par Téquation

(dans laquelle E et R sont supposés variables par suite de causes accidentelles), soit ramenée à la valeur constante lo, en donnant à la résistance x du rhéostat une valeur convenable.

On peut aussi appliquer les rhéostats d'une manière différente en les faisant servir à dériver une portion plus ou moins grande du courant que Ton veut maintenir constante dans une portion déterminée du circuit. Alors la résistance du rhéostat se détermine par une équation un peu différente.

Soit A et B (fig. 158) deux conducteurs de très grosse section n'opposant pas de résistance sensible au passage du courant variable I qui arrive en A ^t sort en B après s'être partagé entne les deux conducteurs C et R. Le conducteur C est formé par une résistance constante tandis que R est variable arbitrairement, dans le but de rendre constante la portion du courant général I qui traverse C et cela malgré les variations de I.

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Fig. If8

On voit que cet ensemble constitue un shtmt et que nous pouvons lui appliquer immédiatement les équations du numéro 316.

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