‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 50 sur 215 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

remplacer les mots « le poids du métal déposé à la cathode » par ceux-ci : « le poids du métalloïde ou radical acide », c'est-à-dire du corps qui apparaît à Télectrode positive (anode).

341. — Mesure chimique de l'intensité d'un courant. — Unité pratique internationale. — De nombreuses expériences faites par divers savants parmi lesquels il convient de citer surtout Pouillet et Warren de la Rue, ont établi que l'intensité chimique d'un courant (mesurée par le poids d'unélectrolyte décomposé dansTunité de temps, cet électrolyte étant placé dans des conditions parfaitement déterminées) est proportionnelle à son intensité électrique, telle que nous l'avons définie jusqu'à présent, et qu'elle est également proportionnelle à son intensité électro-magnétique telle que nous la définirons lorsque nous étudierons TElectro-magnétisme. Il existe par conséquent un rapport constant entre les nombres qui représentent l'intensité d'un courant lorsqu'elle est mesurée : soit par le poids décomposé par unité de temps, d'un électrolyte choisi et placé dans des conditions déterminées ; soit par la quantité d'unités électrostatiques qui traversent le conducteur dans l'unité de temps (seule définition du courant électrique que nous ayons donnée jusqu'à présent) ; soit enfin par l'action mécanique exercée sur un pôle magnétique par ce courant. Or, cette dernière définition est, comme on le sait, celle qui a servi à établir l'unité industrielle {Ampère).

On peut donc mesurer le nombre d'ampères qui passe dans un conducteur, au moyen de la quantité d'électrolyte décomposé par unité de temps dans un voltamètre traversé par le môme courant. Il suffit pour cela de faire, une fois pour toutes, une expérience comparative dans laquelle un courant, mesuré en unités électromagnétiques par des méthodes que nous décrirons plus loin, provoque , dans un voltamètre contenant une solution saline, une action chimique définie par le poids du métal déposé sur la cathode. On obtient ainsi une relation numérique qui permet de conclure l'intensité d'un courant, exprimée en ampères, de son intensité chimique exprimée en grammes de métal déposé par seconde sur la cathode. La facilité avec laquelle on peut se procurer partout, et à l'état de pureté, certains

corps facilement décomposables par Je courant, la précision que comportent les pesées, la simplicité des dispositions à prendre pour assurer l'exactitude d'une mesure de ce genre, ont décidé TAdministration des Postes et Télégraphes à définir Tampère légal par son action chimique de la manière suivante :

« L'ampère légal est le dixième de l'unité électro-magnétique G. G. S. <( de courant. Il est suffisamment représenté, pour les besoins de la « pratique, par le courant invariable qui dépose en une seconde « O^^OOlllS d'argent, dans des conditions déterminées (*) .»

La dissolution saline choisie par la Gommission est l'azotate d'argent pur. Si dans le môme circuit on intercalait un second voltamètre contenant une solution saline d'un autre métal, du sulfate de cuivre par exemple, la troisième loi de Faraday permettrait de trouver immédiatement le poids de cuivre déposé dans le même temps. L'équivalent de Targent étant représenté par 108, celui du cuivre par 31,8, le poids de cuivre déposé par seconde serait égal à

En répétant ce calcul pour les divers métaux qui peuvent être précipités de leurs solutions par voie électrolytique, on peut dresser une table des équivalents électro-chimiques de ces métaux. On trouvera ce tableau à la fin du chapitre.

La quantité d'électricité qui traverse, pendant une seconde, un conducteur dans lequel existe un courant d'un ampère, étant par définition, égale à un coulomb, il en résulte que le dépôt de 1 gramme d'argent exige un nombre de coulombs égal au nombre de secondes pendant lequel un courant d'un ampère doit traverser la solution d'azotate d'argent pour précipiter ce poids d'argent. Ge nombre a donc pour valeur

= 894,45 coulombs

(1) Voir à la fin de ce volume les instructions pratiques données par la Commission

des mesures électriques concernant les moyens à employer pour étalonner avec une pi-écision suffisante les instruments destinés à mesurer des courants, des forces électromotrices ou des résistances.

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