CHAPITRE TROISIÈME
d'où
^ . 47rC ■
Faisons maintenant S = i centimètre carré, /c = 8, it = 3,1416; et exprimons C en unités électro-stati(jues en multipliant le nombre de micro-farads par 900 000 (86) ; nous aurons ainsi pour le nombre le plus faible trouvé par M. Blondlot
L'écartement 8 des deux armatures du condensateur à lame de mica, de lïlême capacité et de môme surface qu'une électrode de platine plongée dans Teau acidulée, a donc pour valeur
8x1 . , 1 millimètre
centimètres =
Si au lieu du nombre le plus faible donné par M. Blondlot, nous
adoptions le nombre le plus élevé, nous trouverions pour 8 une
valeur quatre fois moindre ; et enfin si nous cherchions la distance
des armatures d'un condensateur à lame d'air ayant 31 micro-farads
^- vx jr ' • • u-ir j 1 millimètre
par centimètre carré, nous arriverions au chitlre de oioOOOOO '
L'attraction mutuelle des deux armatures de ce dernier conden-
sateur serait, en les supposant maintenues à une d.d.p, égale à jjrr
de volt seulement, de S20 kilogrammes par centimètre carré.
Ces nombres montrent bien l'immense puissance des condensateurs électro-chimiques et fait naître tout naturellement l'idée de les substituer aux condensateurs ordinaires. Malheureusement, ils présentent deux inconvénients graves qui ont jusqu'à présent empêché leur usage de se répandre :
1° La petitesse de la différence de potentiel qu'ils peuvent supporter sans cesser de jouer le rôle de condensateur ;
2" La faiblesse de leur isolement qui ne leur permet de rester chargés que pendant peu de temps.
Malgré ces inconvénients nous croyons qu'ils pourront jouer un rôle utile dans certaines applications et c'est ce qui nous a déterminé
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à nous étendre un peu sur ce sujet. Nous avons supposé dans ce qui précède, que le courant était amené dans le liquide par des électrodes en platine. Mais lorsque les électrodes sont constituées par des tubes remplis de mercure, les phénomènes dûs à la capacité de polarisation ont pour conséquence une modification importante dans la façon dont se manifestent les forces capillaires qui déterminent la forme du ménisque mercuriel. L'étude de ces faits auxquels on a donné le nom de phénomènes électro-capillaires, est intéressante au point de vue théorique ; mais la seule application qui en ait été faite, est un instrument nommé Électromètre capillaire qui a pour but la mesure des différences de potentiel. Nous le décrirons dans le chapitre consacré aux instruments de mesure.