CHAPITRE TROISIÈME
dans le sens môme du courant. Cette /. e. m. a évidemment pour valeur la différence des deux /. e. m. que nous avons calculées plus haut. Soit
C'est effectivement à peu de chose près ce que Ton trouve par des mesures directes. D'ailleurs il est bon de dire tout de suite que ces calculs ne peuvent conduire à des résultats d'une grande précision à cause de Tincertitude des nombres relatifs aux quantités de chaleur correspondantes aux réactions chimiques multiples, et souvent mal définies, qui s'accomplissent dans les piles électriques. On doit déjà trouver très remarquable l'accord qui existe entre les résultats du calcul et ceux de l'expérience et le considérer comme une preuve de l'exactitude des principes.
351, — Capacité de polarisation. — 11 est intéressant d'étudier ce qui arrive lorsque la rf. d. p. des deux électrodes inattaquables qui plongent dans un électrolyte est inférieure à la /. e. m, de polarisation. On découvre alors dans ces électrodes une propriété très curieuse à laquelle on a donné le nom de capacité de polarisation et qui consiste en ceci :
Si on met d'abord les deux électrodes (en platine) en communication avec les deux pôles d'une source d'électricité dont la /. e. m, est incapable de produire l'électrolyse, et qu'après un temps très court on rompe la communication, on reconnaît qu'elles se sont chargées d'électricité comme l'auraient fait les deux armatures d'un condensateur et que lorsque la /. e, ??^. de la source est très inférieure à celle qui provoque la décomposition, la charge emmagasinée lui est proportionnelle. Ainsi en admettant que l'eau exige 1^,5 pour être décomposée, si on met les électrodes en communication avec des
12 3 sources dont les /. e. m. sont respectivement égales à -j^y —, — -
de volt ; les quantités d'électricité emmagasinées mesurées au moyen du galvanomètre balistique sont à très peu près proportionnelles aux nombres 1, 2, 3.
Mais à mesure que la /. e. m, de la source approche de la valeur
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nécessaire pour provoquer la décomposition, cette proportionnalité disparaît complètement.
Les lois de la capacité de polarisation ont été étudiées avec ^oin par M. Blondlot. Il a trouvé que chaque électrode se comporte comme un condensateur dont elle formerait Tune des armatures, l'autre armature étant constituée par Teau acidulée. L'ensemble des deux électrodes se comporte donc comme le ferait une batterie formée de deux condensateurs montés en série ou en cascade. Nous avons vu (106) que la capacité d'une série de condensateurs dont les capacités individuelles sont représentées par G, C, C, ... est égale à
Dans le cas présent, le nombre de ces condensateurs étant de deux, on a, en appelant G* la capacité de Tensemble
Les capacités G et G' étant proportionnelles aux surfaces S et S' des électrodes, peuvent être remplacées par ces dernières de sorte qu'il vient
Gi représentant la capacité d'une électrode de surface égale à Tunité. M. Blondlot a trouvé pour Gi des valeurs variant entre 7,77 micro-farads et 31 micro-farads par centimètre carré de surface d'une électrode, suivant la durée de son séjour dans Teau acidulée, la valeur la plus élevée ayant été obtenue lorsque rélectrode venait d'être chauffée au rouge avant son immersion dans Teau. Pour se rendre compte de la grandeur de ces nombres, il faut les comparer avec la capacité d'un condensateur ordinaire à lame de mica par exemple. En appelant k le pouvoir inducteur spécifique du mica, on a, pour la capacité exprimée en unités G. G. S. électro-statiques d'un condensateur de surface S dont les armatures sont séparées par une distances,