CHAPITRE PREUrBR
Ohms, l'unité de résistance électro-statique. L'équation
, Vo-V.
donne
Vo-Vi
Si on prend Vo — Vj égal à 1 Volt ( ou ^jrrr d'unité électro-statique j
et 1 égal à 1 ampère (ou 3000000000 d'unités électro-statiques), on trouve
R = 1 Ohm = = Unités électro-statiques.
Donc l'unité électro-statique de résistance vaut
9x10** Ohms.
292. ~ Influence de la température sur la résistance spécifique des métaux. — L'expérience prouve que la résistance spécifique d'un métal varie avec la température. Cette variation est même pour certains métaux, le cuivre par exemple,* d'une régularité telle qu'elle peut servir à la mesure des températures.
En ce qui concerne le cuivre, la résistance R d'un lil à la température / est représentée avec une grande exactitude par la formule
R = Ro(l -f- kt),
Ro étant la résistance mesurée à la température de la glace fondante. Si oh exprime / en degrés centigrades, le coefficient k a pour valeur 0,0038 suivant la plupart des auteurs, et 0,0040 suivant M. Mouchel qui a opéré sur des cuivres électrolytiques très purs. Ajoutons que ce coefficient k paraît constant dans les limites de température les plus écartées qu'il ait été possible de réaliser sans , altérer la structure du métal.
M. Cailletet qui a mesuré la valeur de k aux températures très basses, a trouvé pour le cuivre les résultats suivants :
Limites de température Valeur de k
de o« à — 58°,2 0,00418
de — 68°,6 à — 101^3 0,00426
de —113'» à' — 122°,8 0,00424.
La valeur de k trouvée par MM. Mathiesscn et Benoît diffère notablement du nombre moyen 0,00421 déduit des expériences de M. Gailletet; ils ont trouvé en effet pour le cuivre k = 0,00367 ou 0,003637 (1).
On verra d'ailleurs, dans le tableau qui donne la valeur des résistances spécifiques et des coefficients de variation thermiques, que pratiquement la valeur de k est sensiblement la même pour la plupart des métaux et que, par une coïncidence qui ne peut ôtre un simple effet du hasard, elle diffère très peu du coefficient de dilatation des gaz dits permanents, de sorte que les formules qui représentent le volume ou la pression d'une masse gazeuse en fonction de la température sont algébriquement identiques à celles qui représentent la résistance d'un conducteur métallique. On conclut de là que s'il était possible de réaliser une température voisine du
zéro absolu qui a pour valeur Tinverse du coefficient de dilatation
des gaz parfaits, c'est-à-dire a f\f\oan ^ ^^ propriété à laquelle on
a donné le nom de résistance disparaîtrait.
En admettant pour le cuivre la valeur moyenne k = 0,004, on peut mettre l'expression de la résistance sous une forme très commode dans les applications. On a, en effet, en désignant par R© la résistance d'un conducteur à la température de la glace fondante, par R et R' les valeurs que prend cette môme résistance aux températures t et (^
R=R,(H-AO, 11= Ro(l4-AA
d'où
(1) M. Guillaume a adopté pour représenter la résistance du mercure à la température ( la formule suivante :
r, = ro{l -h 0,0008884« -+- 0,000101 (*),
r» étant la résistance mesurée à la température de la glace fondante.