Lois qui régissent les actions thermo-électriques
Première Lou — La somme algébrique des /. e. m, développées dans un circuit métallique hétérogène, dont tous les points sont à la même température^ est nulle. — Cette loi, due à Vol ta, est une conséquence des principes de la théorie mécanique de la chaleur ; elle signifie que si Ton soude bout à bout un nombre quelconque de tronçons métalliques composés de métaux différents de manière à constituer un circuit fermé et que Ton porte tous les points de ce circuit à la même température, il ne se produira jamais de courant.
Dedxième Loi. — Si au lieu d'êtj^e hétérogène, le circuit est composé d^un métal unique dans toute sa longueur, il ne s'y produit jamais de
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courant^ même lorsque la section et la température du, conducteur varient d'un point à f autre du circuit.
Troisième Loi. — Soit deux soudures consécutives A et B d'un circuit hétérogène. Supposons que Ton mesure la force électromotrice développée par l'action de la chaleur dans trois expériences différentes définies par le tableau suivant :
tx
tt
Température de A Température de B
On constatera que les forces électro-motrices e, e' e"^ correspondantes à chacune de ces expériences, sont liées par f équation
e^ = e-he'
à la seule condition que la température /, soit intermédiaire entre to et ti.
Quatrième Loi. — Dans un circuit hétérogène où se trouvent deux tronçons A et B séparés par tm nombre quelconque de tronçons intermédiaires maintenus tous à la même teynpéi^ature /, la /. e. m. est la même que si les deux tronçons k et h étaient directement en contact et que leur soudure fût maintenue à la même température t.
355. — Inversion de la force électro-motrice. — Un circuit fermé (fig. 172) étant composé d'au moins deux tronçons formés d'un métal différent, comprend au moins deux soudures; si on chauffe Tune des soudures à une température plus élevée que l'autre, la /. e. m, qui prend naissance a un sens qui dépend de la nature des métaux et une intensité qui dépend de la différence des températures des deux soudures. Pour certains métaux, le rapport delà /. e.m. à la différence des températures des soudures est constant; le couple qui jouit de cette propriété est dit à marche unifo?'me. Mais cette propriété n'est pas générale et dans la plupart des cas on observe que. Tune des soudures étant maintenue à une température constante, si on élève de plus en plus la température de l'autre soudure, la /. e. m. augmente d'abord, puis atteint une valeur maxima à partir de laquelle