‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 83 sur 215 · A ""7" CL · texte numérisé non relu

A ""7" CL

Le second pôle étant, en raison de la symétrie de la figure, soumis à l'action d'une force totale dont la composante, perpendiculaire à AB^ est égale à AH et de môme signe qu'eJle, on voit que la somme des composantes perpendiculaires h AB est égale au double de AH, soit

2X;jl1 2ikl

X2|.rfi ).^4-rf^

.*lb désignant le moment magnétique de AB.

Si Taimant est guidé de façon à rester parallèle à lui-môme et

DEPREZ, ÉLECTR. IXDUSTR, — T. I., FASC. 2. 10

que son centre se meuve sur une droite OC, il sera sollicité par la force dont nous venons de donner l'expression et que Ton peut considérer comme appliquée au point 0. Elle est nulle lorsque OC est très grand, mais elle conserve le même signe lorsque OC varie depuis une valeur quelconque — d jusqu'à -i- rf.

383. — Remakqle importante. — On voit que dans ce problème, comme dans tous ceux où on calcule l'action d'un courant sur un aimant ou d'un aimant sur un aimant, l'élément auquel nous avons donné le nom de moment magnétique, joue un rôle très important. Cela va nous permettre de remplacer dès à présent, dans tous les problèmes de ce genre, l'aimant idéal réduit à deux pôles par l'aimant réel possédant trois dimensions. En effet, nous avons vu (213) que le moment magnétique d'un aimant est égal au produit de son volume U par un coefficient 3 auquel on a donné le nom d'intensité d'aimantation et qui peut varier depuis zéro jusqu'à une valeur qui dépasse très rarement le nombre 1500. Nous pouvons donc, dans toutes les formules précédentes, substituer au moment magnétique Mo, le produit 3U, en tenant compte de la condition que 3 doit toujours être inférieur à 1500. En outre il faut, dans les calculs numériques, ne pas oublier que l'unité d'intensité de courant qui figure dans ces ' formules est, à moins qu'on ne dise expressément le contraire, Tunité électro-magnétique C.G.S. qui vaut 10 ampères. Il est à peine besoin de rappeler que l'unité de longueur employée est le centi-

, n . 1 j /l grammex mètre et que l'unité de force est le dyne ^ ^^^^ y

384. — Attraction exercée sur une tige de fer doux par un courant rectiligne. — Nous avons eu Toccasion de constater Texistence de la force dont nous venons de donner l'expression dans des circonstances intéressantes. On sait que l'industrie électrolylique emploie des courants d une énorme intensité ; les conducteurs dans lesquels passent ces courants ont donc une section considérable et, par suite, des dimensions transversales que Von peut se figurer aisément en partant de cette donnée pratique que le courant ne doit pas

Page 1