‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 84 sur 215 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

dépasser notablement 1 ampère par millimètre carré. Par conséquenty pour un courant de 2000 ampères, les conducteurs en cuivre rouge devraient avoir pour section un rectangle de 40 millimètres d'épaisseur sur 50 millimètres de largeur. Mais leur épaisseur apparente dépasse de beaucoup celle que donne le calcul parce que les conducteurs ne sont pas massifs et que, pour favoriser la dispersion de la chaleur qu'ils engendrent continuellement en vertu de la loi de Joule, on les constitue avec des lames de 50 millimètres de largeur et de 2 millimètres d'épaisseur séparées par un intervalle d'environ 3 millimètres dans lequel Tair peut circuler (ftg. 188). Ces détails, qui paraissent étrangers au problème qui nous occupe actuellement, ont pour but de faire comprendre comment le phénomène magnétique dont nous allons parler, est resté longtemps inaperçu.

Nous avions remarqué que, dans une usine électro-métallurgique où les conducteurs avaient la forme que nous venons d'indiquer, on pouvait approcher de ces conducteurs un objet de fer jusqu'au contact sans constater d'effet mécanique appréciable. Mais, ayant eu l'occasion de répéter l'expérience avec un simple fil de 5™/" de diamètre plongé dans l'eau pour l'empêcher de fondre sous l'influence de l'énorme quantité de chaleur développée par unité de longueur lorsqu'il était traversé par un courant supérieur à 1000 ampères ^^\ nous trouvâmes un résultat inattendu et qui, tout d'abord, nous frappa de surprise. Le fil rectiligne de 5°/" de diamètre et de 1 mètre de longueur étant

(1) En appliquant la formule démontrée au numéro 331, on trouve que l'élévation de température de ce fll aurait été, pour 1000 ampères, de plus de 670o par minutey en supposant, bien entendu, qu'il ne pût se refroidir. Il aurait donc commencé h. fondre au bout d'une minute et demie environ»

-plongé dans une auge en bois pleine d'eau et étant traversé par un courant d'un peu plus de 1000 ampères, nous en approchâmes jusqu'au contact une clef en fer doux faisant avec lui un angle droit. Nous trouvâmes alors qu'elle adhérait après le fil avec une telle force que lorsqu'on la retirait, ce fil, quoique bien tendu, la suivait en prenant la forme d'une ligne brisée. L'attraction ainsi exercée par le fil sur la clef était absolument comparable à celle d'un puissant aimant. La même clef, amenée au contact des conducteurs à grosse section placés dans l'air et traversés par le même courant, ne paraissait pas être soumise à une attraction appréciable. D'où provenait cette énorme différence entre les deux effets produits par le même courant ? Uniquement, commie nous allons le montrer, de ce que <lan« le fil de 5"/"", le courant était concentré dans un petit espace tandis que, dans les conducteurs aériens, il agissait comme s'il avait été partagé entre un grand nombre de conducteurs égaux dont les actions,- dans les régions voisines de la surface, se neutralisaient en grande partie, tandis que dans les régions éloignées, elles étaient très petites en raison même de Téloignement.

Soit : C et C (iig. 189) les traces de deux courants rectilignes indéfinis perpendiculaires au plan de la figure ; \l une masse magnétique

située sur la perpendiculaire élevée sur CC au milieu D de la distance des deux conducteurs. La force totale appliquée à la masse k par le conducteur rcctiligne indéfini C, a pour valeur

cTi.

nous la supposerons dirigée dans le sens.j^F, c'est-à-dire dans le

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