CHAPITRE PKEMIBR
celle du cuivre pur a pour valeur 0", 000001 6. Le rapport de ces deux nombres est égal à 350 000. La résistance spécifique de Teau presque pure dépasse 9000". Elle dépasse donc cinq milliards de fois celle du cuivre.
La température exerce sur la résistance spécifique des liquides une influence inverse de celle qu*elle exerce sur les conducteurs métalliques et beaucoup plus considérable. Ainsi, la solution d'acide sulfurique que nous venons de prendre pour exemple possède, à la température de 14», une résistance spécifique égale à 0",88; mais à 21" cette résistance spécifique tombe à 0-,73. Ces nombres vont nous permettre de déterminer k en supposant bien entendu que ce nombre soit constant. Nous avons en effet en appelant Tq, r, et /'' les valeurs de la résistance spécifique aux températures zéro, /, /'
r = r,[\ + kt),
d'où
r " i-hkt' Cette dernière équation donne
r^t — rt'
En remplaçant les lettres par leur valeur numérique, on trouve
nombre négatif et qui, en valeur absolue, est presque trois fois et demie aussi grand que le coefficient de variation thermique du cuivre.
. 296. — Résistance des diélectriques. — Les corps isolants ou diélectriques ont une résistance spécifique beaucoup plus grande que celle des liquides conducteurs. La température exerce sur la résistance de certains d'entre eux, comme le caoutchouc et la guttapercha, une influence bien plus considérable qu'elle n'en a sur la résistance des corps métalliques. On constate également sur les deux derniers corps une influence de la pression qui n'existe ni dans les métaux, ni dans les corps vitreux, ni dans les corps liquides.
Mais cela tient probablement à ce que la gulta-percha et le caoutchouc ont une contexture spongieuse.
297. — Résistance des gaz. — Les gaz peuvent être considérés comme ayant une résistance infinie, et cependant ils peuvent, dans le cas où on emploie de très hauts potentiels, donner passage à un courant électrique très faible, il est vrai. On admet généralement que ce n'est pas en vertu d'une conductibilité proprement dite, telle que nous l'avons défini plus haut, que ce courant peut se produire mais qu'il est dû à une convection de Télectricité, absolument comme dans l'expérience bien connue de la décharge graduelle d'un condensateur au moyen de balles de sureau oscillant entre des plateaux communiquant avec les deux armatures. Cependant lorsque la température est très élevée, c(?tte sorte de conductibilité augmente rapidement ; il en est de môme quand la pression du gaz diminue à moins qu'elle ne soit extrêmement petite, car le meilleur isolant est un vide aussi parfait que possible. Toutes les recherches expérimentales entreprises sur ce sujet onl montré en effet que l'étincelle électrique ne peiitpas éclater dans un vide parfait, môme lorsque l'intervalle à franchir est très petit et les potentiels très élevés.