CHAPITRE QUATRIEME
donne une précision relative de ttww^' pour des potentiels dépassant
40000 volts, et que le modèle simplifié permet de mesurer à j^rr
près, des potentiels qui atteignent 100000 volts.
rl fe:
^=hu
/ZS,
Fig. 68
Leur opinion est que, l'emploi de l' électromètre à disque plan et anneau de garde comme instrument absolu est légitime si la distance des plateaux ne dépasse pas la moitié de la largeur de l'anneau de garde.
§ 2. — AUTRES ÉLECTROMÈTRES ABSOLUS.
156. — Tout système de corps électrisés dont les actions mécaniques peuvent être calculées théoriquement et traduites en formules simples, peut constituer un électromètre absolu, pourvu toutefois que les conditions théoriques imposées, ne présentent pas dans la pratique de difficultés considérables. En outre, les actions élec-
triques ne sont stables et intenses que si le système de corps considéré constitue un condensateur. Nous pouvons donc pressentir que les électromètres absolus doivent être de véritables condensateurs dont la capacité est calculable théoriquement avec une exactitude suffisante. Or, les formes géométriques satisfaisant à ces conditions sont au nombre de trois : la sphère, le plan, le cylindre. Nous avons établi pour chacune d^elles la formule qui donne la capacité en fonction des dimensions et celle qui permet de calculer l'intensité de l'effort développé entre les armatures, chargées d'électricités de signe contraire, dont la différence de potentiel est connue. Chacune de ces trois formes permet donc de réaliser un électromètre absolu, La forme plane, dont dérive Télectromètre de W. Thomson, a été étudiée plus haut avec tous les détails que ce sujet coniporte. La forme cylindrique et la forme sphérique ont été proposées, la première par MM. Bichat et Blondlot, la seconde par M. Lippmann.
157. — Electromètre cylindrique. — Il se compose de deux cylindres concentriques verticaux, AA', BB' (fig. 69), le premier en aluminium, le second en laiton, électrisés à des potentiels différents. Ces deux cylindres qui ont des rayons peu différents et une grande
LJb'
Fig. 6'i
longueur, présentent une partie commune BA' qui constitue les deux armatures d'un condensateur et doit être d'une faible longueur par rapport à leur longueur totale AA', BB'. Les formules du n"* 121