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CHAPITRE QUATRIÈME

culer facilement au moyen des équations générales de l'équilibre de deux condensateurs (115). La difTérence de potentiel V, des points c et (ff ou des armatures auxquelles ils aboutissent, sera donnée par Téquation

P + (-Q) P-Q C. + C6 Ga + Cn.

Mais on a

p = av, Q = G,\,

donc

Y - C. — Ct

^ Ca + Cft

Si les capacités C^ et Cj sont égales, on trouve

Dans le cas contraire on a

Ca-hCfc V

d'où

C« V-hV, V *

Ainsi donc, si les capacités sont égales, Télectromètre indiquera

un potentiel nul après la seconde opération ; si elles sont inégales,

leur rapport sera donné par le rapport -^ , du potentiel initial au

potentiel final. Il suffira donc d'avoir un électromètre gradué en parties proportionnelles dont la valeur peut être absolument arbitraire .

188. — Mesure d'une capacité au moyen de condensateurs étalonnés. — Les premières mesures de capacité électrique sont dues à Gavendish ; il procédait par une méthode analogue à celle que nous venons de décrire, mais cherchait dans une série de condensateurs étalonnés, deux condensateurs différant entre eux d'une unité de capacité, l'un trop grand, l'autre trop petit par rapport

à la capacité du condensateur en expérience. Il fallait ensuite évaluer les fractions d'unités ; nous verrons bientôt comment on peut y arriver sans se servir des déviations de Télectromètre qui n'est plus alors qu'un électroscope dont la seule fonction est d'indiquer s'il reste des traces d'électricité dans les condensateurs supposés égaux lorsqu'on les groupe comme l'indique la figure 99. Pour obtenir une série de condensateurs étalonnés, il faut naturellement en posséder un servant d'unité-étalon et qui peut être un condensateur absolu constitué soit par deux sphères concentriques, soit par deux plans dont l'un est entouré d'un anneau de garde. On pourrait aussi employer une sphère parfaitement isolée dont la capacité est représentée par le nombre d unités de longueur contenues dans son rayon, pourvu qu'elle soit placée à une distance suffisante de tout corps conducteur.

L'égalité rigoureuse de la capacité de l'étalon et de celle du condensateur absolu, s'obtient par des tâtonnements systématiques dans lesquels on fait varier la surface de la feuille d'étain d'une des armatures jusqu'à ce que l'égalité soit atteinte. Mais on ne peut avoir recours à ce moyen que lorsque le condensateur se compose de deux feuilles d'étain collées sur un diélectrique. S'il n'en est pas ainsi et si, pour éviter tous les phénomènes secondaires dus au diélectrique (tels que charge résiduelle, variation dans le pouvoir inducteur spécifique avec la durée de rélectrisation,.etc...\ les lames du condensateur en construction sont séparées par une lame d'air, les petites variations de capacité nécessaires pour le réglage peuvent s'obtenir, soit en faisant glisser légèrement les lames l'une par rapport à l'autre de façon à diminuer les surfaces en présence, soit en faisant varier très faiblement leur distance au moyen d'une petite cale en forme de coin.

Quand on a obtenu deux appareils ayant rigoureusement la même capacité que l'étalon, on peut, en les groupant en surface, réaliser un condensateur de capacité double, puis un second également de capacité double. En groupant ces deux condensateurs, on obtient un condensateur de capacité quadruple et ainsi de suite. En continuant ainsi, on arrive à construire deux séries identiques d'appareils dont

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