‹ Traite d'électricité industrielle thèorique et pratiqueChapitre 177 sur 209 · CHAPITRE deuxième · texte numérisé non relu

CHAPITRE deuxième

« milieu beaucoup plus conducteur que Tair ou le vide dans lequel « elles se propageaient lorsque le barreau de fer doux n'existait (( pas » .

On voit que cette manière d'exprimer le fait dont nous venons de donner l'explication, ne constitue en réalité qu'une image qui frappe l'imagination, mais qui n'a qu'un rapport assez éloigné avec les faits très simples que nous venons d'analyser.

Nous allons montrer comment on peut calculer le flux magnétique total qui existe au point neutre du barreau.

Remarquons que les deux moitiés du barreau peuvent être considérées comme deux aimants égaux en contact intime par un de leurs pôles, les deux pôles ainsi en contact étant de nom contraire. Si nous séparons ces deux pôles par un plan sans épaisseur, nous pourrons considérer les deux surfaces polaires et le plan qui les sépare, comme constituant un feuillet magnétique, et lui appliquer l'expression du flux magnétique total que nous avons déjà donnée (240)

dans laquelle 3 représente également la charge magnétique par unité de surface polaire ou l'intensité d'aimantation, ainsi que nous avons eu plusieurs fois l'occasion de le répéter, et S la surface de chacun des pôles en contact ou la section droite du barreau. Ce flux de force produit par le barreau sous l'influence du champ magnétique a reçu le nom de /Itix d'induction.

Mais le flux total qui traverse le plan a une valeur plus élevée, car, en vertu du théorème de Green, ce plan reçoit encore le flux de force émanant de toutes les masses magnétiques dont l'ensemble produit le champ magnétique dans lequel est placé le barreau (nous savons qu'un champ magnétique est toujours dû à l'action de corps doués des propriétés magnétiques). Si dans la portion de l'espace occupée par le barreau, le champ peut être considéré comme constant, le flux total ^h dû à ce champ, traversant une section de surface S ou, en d'autres termes, la force exercée par le champ sur le plan supposé chargé d'une couche magnétique de densité 1 et placé perpendiculairement aux lignes de force, est donnée par l'équation

Le llux total de force qui traverse le plan, est donc égal à la somme de ces deux flux. En le désignant par S»', on a

Mais en vertu de la définition que nous venons de donner de la susceptibilité magnétique, on a

Remplaçant 3 par cette valeur dans l'expression de ^, nous avons

5'= 3êS -+- 4irx;f6S et enfin ^ = 1 -+- 4îrx.

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