CHAPITRE DEUXIÈME
Or, la somme de toutes les masses agissantes se compose de deux parties :
l"" Les masses magnétiques appartenant à chacun des tronçons AB, A'B', et qui se réduisent presque complètement^ si ces tronçons sont très longs, à 3 pour le pôle A' et à — 3 pour le pôle B'; de sorte que le flux total de force, émanant de ces deux pôles, est encore égal à 4ic3, puisque l'intensité d'aimantation. 3 ne dépend pas de la longueur du barreau induit.
2'' Les masses agissantes extérieures aux barreaux et qui, par leur action, constituent le champ magnétique inducteur. Il est clair que le faible déplacement imprimé aux faces • polaires A' et B', ne change pas le flux de force reçu par celles des masses magnétiques extérieures, c'est-à-dire n'altère pas l'intensité du champ produit dans l'intervalle A'B' par les actions extérieures.
Le flux de force total conserve donc la valeur qu'il avait avant la séparation des deux barreaux, à la condition, bien entendu, que ces barreaux soient assez longs pour que l'angle solide sous lequel chacune des faces A', B' est vue des faces A et B, soit négligeable et que les lignes de force aux environs de A' et B' soient parallèles à la direction des barreaux AB', A'B. Il est facile de s'assurer, par Texamen des fantômes magnétiques (205), que cette dernière condition est remplie lorsque le barreau a une longueur suffisante par rapport à son diamètre.
Le flux total de force qui traverse l'espace compris entre les deux faces A', B', a donc la môme valeur que lorsque les deux faces se touchaient, mais il faut remarquer que pour obtenir ce résultat, nous avons écarté les extrémités A et B des deux barreaux de la quantité X et que la différence de potentiel magnétique de ces extrémités a en même temps augmenté de A, en vertu de l'équation
V = 2f«L qui devient, lorsqu'on change L en L -H a,
V'=: 3f6(L-f-X) doit V — V = 36X.
D'ailleurs, Taccroissement du potentiel Vi, nécessaire pour faire
franchir au flux total Tintervalle A'B' = X, est facile à calculer directement en considérant les deux faces A' et B' comme constituant un feuillet magnétique et en appliquant Téquation du n^ 240 qui devient, en remplaçant la lettre 9 par 9»', et V par Vi,
gy=^ d'où v. = ^.
De plus, la somme des différences de potentiel des extrémités A et B' d'une part, et A' et B d'autre part, a pour valeur
de sorte que la différence totale de potentiel des points A et B, est égale à
'^^' = {rs*i)^
d'où
256. — Cas où les faces polaires A' et B' ont une surface plus grande que la section droite du barreau. -- Si les faces polaires correspondantes au milieu du barreau sectionné, sont munies de plaques en fer A' A', B'B' (fig. 134) formant épanouisse-
Fig. 134
ment, les raisonnements que nous venons de développer s'appliquent évidemment encore ; mais la différence de potentiel des épanouissements A' A', B'B' n'est plus la même que dans le cas précédent, parce que la surface du feuillet magnétique formé par ces épanouissements est différente de la section droite du barreau. Elle est d'ailleurs toujours donnée par la formule générale
dans laquelle Si désigne la surface de chacune des pièces polaires.