‹ Traite d'électricité industrielle thèorique et pratiqueChapitre 185 sur 209 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

centimètres carrés. Il représente alors TefiFort en dynes qui serait exercé sur un petit plan de 1 centimètre carré, chargé d'une unité de magnétisme, placé dans Tintérieur des spires et situé dans un plan diamétral quelconque perpendiculaire au plan de la figure, le barreau de fer étant supposé enlevé. Ce petit plan serait donc soumis à un effort indépendant de sa position dans Thélice, et prendrait un moqvement de rotation en produisant un travail mécanique proportionnel h son déplacement angulaire autour du point 0, Nous savons d'ailleurs que cette expérience est irréalisable, parce qu'il est impossible de séparer une quantité de magnétisme de la quantité égale et de signe contraire, dont la réunion avec elle, forme un aimant et que ces deux quantités égales et contraires, sollicitées par le champ avec des intensités aussi égales et contraires, ne pourraient donner lieu à aucun mouvement de rotation.

Mais l'existence de l'effort nécessaire pour séparer les deux moitiés circulaires du barreau, met hors de doute l'existence de la force magnéto-motrice du champ et permet en même temps de calculer le flux total de force induit dans le barreau. Ce flux total est en effet égal à Ms, On a donc en le désignant par Si

9i = 2 v^SR.

Nous verrons en étudiant l'induction électro-magnétique, qu'il existe d'autres moyens de mesurer ce flux total.

259. — En admettant l'invariabilité du flux total de force qui existe dans la section plane faite en un point quelconque d'un ensemble de tiges magnétiques, de longueur et de section différentes, reliées entre elles de façon à faire un polygone fermé ADFCKLB, dont un ou plusieurs côtés sont soumis à l'action d'une force magnéto-motrice (fig. 137), et en supposant qu'il n'existe aucune ligne de force en dehors du fer, excepté dans la région AB où la continuité est interrompue, on peut trouver la valeur de ce flux total en généralisant l'équation donnée plus haut. II suffit pour cela de remarquer qu'une tige de longueur L, de section s et de perméabilité k, exige pour être parcourue* par un flux total 9?, une force magnéto-motrice ou

une différence de potentiel magnétique égale à

Une seconde tige de longueur L', de section a' et de perméabilité a',

Fig. 137

située à la suite de la première, exigerait, pour la même valeur du flux, une augmentation de force magnéto-motrice égale à

lis'

et ainsi de suite. On voit donc que la force magnéto-motrice totale devrait, pour que le flux total fût le même dans toutes les sections droites du circuit magnétique ADFCKLB, avoir une valeur égale à

d'où on tire, en posant

ixs "^ ii's' "^ {iV ~-2^ lis

gî =

ll^S"

La valeur de 5* est, comme nous l'avons déjà dit, identique à celle d'une quantité de magnétisme, c'est-à-dire que, rapportée aux unités fondamentales, elle est exprimée symboliquement par la formule

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