‹ Traite d'électricité industrielle thèorique et pratiqueChapitre 196 sur 209 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

ou^ si l'angle o n'excède pas 10 degrés

Un fil d'argent de même longueur et de jjr de millimètre de diamètre, donneraitlieu, en vertu de son élasticité, à un couple de torsion égal à 5,66 ; il serait donc trois fois et demie plus sensible et cette sensibilité ne dépendrait pas du poids p, tandis que dans la' balance bifilaire, elle est au contraire en raison inverse du poids p. Nous voyons donc que la balance bifilaire ne peut rivaliser avec la balance de torsion et que^ pour la mesure des forces extrêmement petites, cette dernière seule doit être employée.

Il est essentiel de remarquer que les fils de la suspension bifilaire se tordent d'un angle égal à la déviation 6 du c6té inférieur BB' du trapèze déformable ABB'A' et que le couple dû à cette torsion vient s'ajouter au couple dû à l'action de la pesanteur et dont nous venons de calculer la valeur, de sorte que si ces deux couples étaient du même ordre de grandeur, l'avantage attribué à la balance bifilaire deviendrait illusoire. Il est donc nécessaire de n'employer comme fils de suspension que des fils de cocon, à moins que les forces que l'on veut mesurer ne soient très supérieures à celles que peut développer la torsion des fils de suspension.

Bien que le couple développé par une déviation déterminée de l'aiguille DD' puisse se calculer d'avance en fonction des quantités p, a, b, /, il est toujours nécessaire de contrôler le résultat du calcul par un tarage direct au moyen de la méthode dynamique employée pour la balance de torsion.

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