‹ Traite d'électricité industrielle thèorique et pratiqueChapitre 46 sur 209 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

balance de Coulomb, comme d'ailleurs avec tout appareil dans lequel on applique les propriétés mécaniques de Télectricité, croît avec la grandeur des efforts mis en jeu. II est donc intéressant de chercher si la balance de Coulomb permet d'accroître autant qu'on le veut les efforts produits par un potentiel donné.

Nous allons voir qu'il n'en est rien, et que l'effort produit par l'attraction ou la répulsion de deux sphères, que, pour plus de simplicité, nous supposerons identiques, ne dépend pas des dimensions de ces sphères lorsque la distance des centres est dans un rapport constant avec le rayon.

En effet, l'équation

devient en supposant V = V,, r = n

D'où il résulte, en supposant le rapport -7- invariable, condition qu'on doit remplir autant que possible, que / est indépendant des dimensions absolues de r. D'ailleurs, le rapport — t> ne peut jamais

quoi qu'on fasse, prendre une valeur supérieure à -^ pour laquelle

les sphères se toucheraient. Or, non seulement elles ne doivent pas se toucher, mais encore elles doivent être à une distance assez grande l'une dé l'autre pour que les répulsions et les attractions mutuelles dues à leur état électrique, ne modifient pas la répartition de la charge qui est expressément supposée uniformément répartie à leur surface, parce que, sans cela, l'équation qui donne / ne serait plus applicable.

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