MESURE BES FORCES ÉLEGTROMOTRICES
saires jwur que les couples soient bien isolés, et iK)ur que, du côté des soudures échauffées comme du œté des soudures refroidies, la température reste sensiblement constante pendant toute la durée de chaque exi^érience. Quand cette pile fonctionne dans son entier, sa force électromotrice est égale à soixante unités.
Les éléments de la pile sont supportés par deux règles de bois horizontales A, B, reliées et maintenues par deux montants de bois verticaux. Chaque bar-
Fig. 311.
reau de bismuth repose, par sa partie horizontale, sur la tringle inférieure B. Les fils de cuivre sont relevés parallèlement aux branches verticales des barreaux de bisnmth, et puis recourbés horizontalement ; ils sont ainsi ramenés vers le milieu de la tringle supérieure A, où ils sont réunis deux à deux par une vis de pression, de manière à fonner une chaîne thermo-électrique continue. Le lil
de cuivre de la première des soudures échauffées et celui de la dernière des soudures refroidies restent seuls libres^ et sont fixés l'un en a, Tautre en c ; a est le pôle positif et c le pôle négatif de la pile entière.
• Les- montants verticaux portent une troisième tringle de bois horizontale R, sur laquelle glisse un curseur C. A ce curseur est fixé un fil de cuivre formant ressort, qui communique, par son extréjnité fixe, avec le bouton métallique i, et qui, par son extrémité libre, vient s'appliquer successivement sur les divers fils de cuivre des couples thermo-électriques. Le bouton b est le pôle négatif de la portion variable de la pile thermo-électrique comprise entre son extrémité a et le fil de cuivre en contact avec le ressort du curseur Ç. Jl est d'ailleurs évident qu'en faisant varier la position du curseur C, on peut augmenter où diminuer à volonté le nombre des couples compris entre le pôle positif a elle ^CAq négatif b.
Les parties verticales des (îouples plongent dans deux longues cuves prismatiques M, M' (fig. 312), destinées à maintenir une rangée de soudures à zéro^ et l'autre à cent degrés, — L'auge M' est remplie de glace fondante dans laquelle plongent les soudures de la première rangée ; un robinet permet de faire couler l'eau provenant de la glace fondue. Les branches verticales des éléments sont maintenues isolées les unes des autres, au moyen d'une couche de cire vierge complètement inaltérable dans l'eau froide.
L'auge prismatique M est plus compliquée dans sa construction ; elle se compose de deux cavités distinctes, dont les parois sont de cuivre rouge étamé en dedans. Dans la grande cavité E on verse de l'eau distillée ; la cavité h est