MESURE DES FORCES ELECTROMOTRICES
ti-ès étroite et reçoit les soudures de la seconde rangée. Cette cavité h est r^nplie de cire vierge, dans laquelle les branches verticales des éléments sont noyées ; de plus, chacune de ces branches verticales est enveloppée d*un
Fig. 3!t.
tube luince de verre ouvert par les deux bouts. De celle" manière les couples sont parfaitement isolés les uns dos autres; d'ailleurs la cire n*exerce aucune influence sur les métaux, à la température de l'eau bouillante.
Pour échauffer les soudures contenues dans l'aube M, on place au-dessous une série de lampes à alcool qui portent Teau à la température de Tébullition. La chaleur de Teau bouillante fond la cire Vierge, et, par son intermédiaire, se communique aux soudures de la cavité /(. Trois thermomètres, plongés dans la cavité A, indiquent à chaque histant la température du bain de cire des soudures immergées. Un opercule incomplet o< placé à la
partie sui^érieure de l'auge M, empêche la vapeur d'eau bouillante de venir se condenser autour des éléments métalliques de la pile.
Une plaque de tôle I tapisse les parois latérales, postérieure et inférieure du compartiment destiné aux lampes à alcool; elle protège les supports de bois contre l'action de la flamme, et empêche l'air chaud de circuler dans l'intérieur de l'appareil. — Une lame épaisse d'ardoise K, disposée en écran, s'oppose à la< propagation de la chaleur vers l'auge M' remplie de glace fondante.
La tempéi^ature des soudures plongées dans l'auge M' est évidemment toujours la même, et ^ale à celle de la glace fondante. Il n'en est pas ainsi des soudures plongées dans rauge M. D'une part, à cause de la variation de la pression atmosphérique , le point d'ébullition de l'eau distillée n'est pas constant ; d'autre part, il y a toujours une différence d'un demi-degré entre la température de l'eau bouillante de la grande cavité E et celle du bain de cire de la petite cavité /^ Dans les expériences relatives à la mesure des forces électromotrices des couples hydroélectriques, M. J. Regnauld s'est assuré que ces légères variations de la température des soudures échauffées n'exercent pas d'effet sensible sur les résultats, et qu'on peut, sans erreur appréciable, considérer toutes ces soudures échauffées comme étant à cent degrés.
Mais les soixante couples de la pile thermo-électrique sont insuffisants, pour équilibrer et mesurer la force électromotrice de la plupart des couples hydro-électriques. Pour n'être pas obligé de trop multiplier les couples thermoélectriques, M. J. Regnauld a eu recours à l'emploi de