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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES COURANTS d'iNDCCTION.
Propositions eénéraics. — Âprès avoir étudié cn détail les phénomènes d'induction développés dans des circuits fermés composés de fils métalliques, nous devons ivsumer, sous forme de propositions générales, les prin-
cipaux résultats des travaux de MM. Faraday (1), Masson (2), Riess (3), Lenz(4), Abria (5), Henry (de Princeton) (6), Dove (7), Marianini (8), Wartmann (9), Weber (10), Verdet (11), Felici (12), Gaugain (13), Matteucci (14), et autres physiciens qui se sont occupés de cette partie importante de la théorie physique de Télectricité.
l" L'action inductrice est indépendante de la nature du corps isolant placé entre le circuit inducteur et le circuit induit,
(1) Expérimental Researchei , 1. 1, p. 1 et 322.
(2) Ann. de chim. et de phys., 2« série, 1837, t. LXVI, p. 5; — 3* série, 1842, t. IV, p. 129. — Comptes rendus de VAcadémie des sciences, 1856, t. XLIII, p. 111 S.
(3) Ann. de chim, et dephys., a» série, 1840, t. LXXIV, p. 158.
(4) Ann. de Poggendorff, nouvelle série, 1834, U XXI, p. 483; t. XXXIV, p. 385; t, XLVIII, p. 385.
(5)* Ann, de chim. et dephys,^ 3* série, 1841, 1. 1, p. 385, et t. III, p. 5; —1843, t. VII, p. 462.
(6) Ibid., 3" série, 1841, t. lll, p. 394.
(7) Ibid,, 3* série, 1842, t. IV, p. 336. — Àrchiv, dû VéUctricité, 18i2, t. IV, p. 336. — 76id., 1842, t. II, p. 290, 315, 338.
(8) Ann, de chim. et dephys., 3« série, 18*4, t. X, p. 491,498;
— 1844, 1. XI, p. 385, 395.
(9) Ibid., 3» série, 1847 , t. XIX , p. 257, 281, 385;— 1848, t. XXII, p. 5, et t. XXIV, p. 213.
(10) Arch. de Vélectricité, 1845, t. V, p. 449.
(11) Ann. de chim. et de phys., 3« série, 1848, t. XXIV, p. 377;
— 1850, t. XXIX, p. 501 ; —1851, t. XXXI, p. 187.
(12) Ibid., 3« série, 1852, t. XXXIV, p, 64; -- 1853, t. XXXIX, p. 222 ; — 1855, t. XLIV, p. 343.
(13) Comptes rendus de VAcad. des sciences , 1854, t. XXXIX, p. 909, 1023.
(14) Cours spécial sur V induction y eic, Paris, 1854,
CONSIDÉRATIONS SUR LBS COURANTS d'iNDUCTION. 235
Cette première loi établit une grande différence entre rinduction électro-dynamique et Finduction élecirosia^ tique.
2» Un circuit métallique traversé par un courant voltaïque, et un circuit magnétique soumis à Finfluence d'un aimant, sont sujets à Finduction, comme s'ils étaient à Fétat naturel.
3» Les actions inductrices exercées simultanément sur un môme circuit restent indépendantes les unes des autres. Leurs effets ^'ajoutent ou se retranchent, selon que les courants induits développés par ces actions sont de même sens ou de sens contraires.
&" Toutes choses égales d'ailleurs, les intensités des courants induits sont en raison directe de celles des courants inducteurs.
5* L'intensité d'un courant induit est en raison directe de la somme des forces électromotrices mises en jeu, c'està-dire de la somme des actions inductrices développées dans le circuit induit, et en raison inverse de la somme des résistances de son propre circuit.
La loi de Ohm relative aux courants voltaïques s'applique donc aussi aux courants induits.
6» La résistance totale du circuit induit, l'intensité du courant inducteur et la distance des deux circuits restant constantes, l'intensité du courant induit est en raison directe du produit des longueurs des portions des deux circuits qui réagissent l'une sur l'autre.
7** Lorsqu'une portion rectiligne du circuit inducteur est remplacée par une portion sinueuse du môme circuit,
de même longueur en projection^ et placée à la môme dis-
tance, Taction inductrice reste la même , et le courant induit conserve la même intensité.
8* Le courant induit conserve encore la même intensité, quand une substitution pareille est faite dans le circuit induit.
9* Lorsque les résistances des deux circuits, induit et inducteur, restent invariables^ l'intensité du courant induit est complètement indépendante de la nature et de la section transversale des fils métalliques dont se composent les portions agissantes de ces deux circuits. *
10° Dans le cas de deux anneaux, inducteur et induit, égaux, parallèles, et dont les centres sont placés sur une même normaleà leurs plans, l'intensité du courant induit varie en raison directe du diamètre des anneaux , pourvu que le rapport de la distance de ces anneaux â leur diamètre reste une quantité constante, — L'action inductrice est donc en raison inverse de la distance des deux anneaux.
11° Un courant induitpeut être développé dans un circuit métallique fermé, soit par un changement de position de ce circuit métallique par rapport à un circuit voltaïque ou par rapport à un aimant, soit par une variation d'intensité du courant voltaïque ou de l'aimant inducteur.
a. L'action inductrice totale développée et la quantité d'électricité mise en mouvement dans le circuit induit dépendent de l'étendue, et restent indépendantes de la vitesse du mouvement relatif ou de la variation d'intensité.
b. L'intensité de la force électromotrice d'induction, ou la tension du courant induit, dépend de la vitesse du mouvement relatif ou delà variation d'intensité.
12° Soient rf, d', deux positions relatives que peuvent