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ÉLECTROXOTBURS FONDÉS SUR L'INDUCTION

à la colonne D ; de là, le courant se dirige , à travers le marteau o et renclume e, vers le bouton I, gagne réquerre E du commutateur, passe au ressort R, et enfin arrive au pôle négatif du couple. Dans cette position du commutateur, le courant parcourt la spirale inductrice de F en D. — Il suffit de faire décrire au commutateur

Fig. 578.

une demi-révolution pour renverser le sens du courant voltaïque, qui alors marche de D en F dans la spirale inductrice. Dans ce dernier cas, le courant sort du commutateur par réquerre E, gagne le bouton I, passe dans le marteau o à travers l'enclume e, entre dans le fil de la spirale inductrice par la colonne D, arrive au bouton F, et se rend au pôle négatif par Téquerre E' et le ressort R. Hais, au moment où le courant passe, le faisceau de fils de fer doux s'aimante, soulève le marteau o et interrompt le circuit. Au moment où le circuit est interrompu, le faisceau de fils de fer doux perd son aimantation, le marteau retombe sur l'enclume et rétablit la continuité du circuit. Quand le commutateur est placé de manière à laisser passer le courant, le marteau est donc animé d'un

29& ÉLBcnucrri bynimiqdi.

mouvement de va-et-vient, qui Tentralne alternativement de Tenclume à l'électro-aimant et de TélectrcMiimant à l'enclume. Toutes choses égales d'ailleurs, plus le marteau est rapproché de Télectro-aimant, plus, dans un temps donné, le nombre des interruptions est considérable. Une petite vis V, placée sur le ruban de cuivre qui réunit Tenclume e au bouton I, permet de soulever et d'abaisser Tenclume à volonté; elle sert à régler la marche de Tinterrupteur.

Toutes les fois que le marteau retombe sur l'endume, il se développe un courant induit inverse dans la spirale S, sous la double influence du courant voltaïque qui commence et de l'aimantation du faisceau de fils de fer qui s'établit; quand, au contraire, le marteau est soulevé, le courant voltaïque qui finit et l'aimantation du faisceau qui cesse conspirent pour développer un courant induit direct dans cette spirale S.

Tel que nous venons de le décrire, l'appareil de Ruhmkorfif produit déjà des effets d'une grande intensité. Quand on fait passer, à travers la spirale inductrice, le courant d'une pile de quatre ou cinq couples ordinaires de Bunsen, la tension des extrémités du circuit induit est assez considérable pour qu'une série continue de vives étincelles éclate, à l'air libre et à quatre ou cinq millimètres de distance, entre les extrémités opposées de deux gros fils de cuivre /",/*, mis en communication, au moyen des boutons C, B, avec les pôles de la bobine induite. MM. Fizeau, Masson et Poggendorff ont fait subir à cet appareil des modifications qui en ont considérablement augmenté la puissance.

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Nous avons déjà vu que la vis V pennet d'élever et d'abaisser à volonté Tendume et la tète du marteau. Plus le marteau est rapproché de l'extrémité de l'électro-aimant, plus son mouvement de va-et-vient est accéléré. — Quand le marteau est fortement abaissé, les interruptions perdent dé leur fré(iuence ainsi que les étincelles échangées par les extrémités des fils /*, f ; mais ces étincelles gagnent en longueur et en éclat, parce que le courant inducteur reste fermé assez longtemps pour rendre complèteFaimantation du faisceau de fils de fer. — Quand, au contraire, le marteau est très rapproché de Télectro-aimant, les interruptions sont très fréquentes, et Taimantation du faisceau de fils de fer est incomplète ; dans ce cas, les étincelles se succèdent avec une grande rapidité, mais elles perdent de leur longueur et de leur éclat.

Coadensatenr annexé an elrcnlt Indnelenr. — En 1853, M. Fizeau (1) modifia d'une manière très avantageuse l'appareil de Ruhmkorff". Pendant que l'appareil marche, une vive étincelle passe du marteau à l'enclume à chaque interruption du circuit inducteur. Ce phénomène indique que le courant inducteur n'est pas brusquement interrompu au moment où la tête du marteau est soulevée, mais qu'il est effectivement /Tro/owr/e pendant (|uelques instants par un extra-courant dirigé dans le môme sens. Cet exti^a-courant ne diminue pas la somme, mais prolonge la durée des actions inductrices de rupture. Il en résulte que le courant induit direct reste le même en quantité^ mais ne s'élève pas au haut degré do tension

(I) Comptes rendus de V Académie des sciences, 1853, t. XXXVI, p. 418.

qu'il atteindrait si la rupture était instantanée. Pour remédier à cet inconvénient, M. Fizeau a disposé, sur le trajet du courant inducteur, un condensateur dont une armure communique avec le marteau, et Tautre avec l'enclume de l'interrupteur. Quand ce condensateur est en place, l'éclat des étincelles qui, à chaque interruption, passent de la tête du marteau à l'enclume, devient beaucoup plus faible. En même temps, la tension du courant induit est considérablement augmentée, et les extrémités (les fils /*, /*', échangent, à l'air libre, une série continue d'étincelles de /tuit à dix millimètres de longueur.

M. Ruhmkorff a combhiéle condensateur de M. Fizeau, de manière à pouvoir l'adapter facilement à son appareil. Pour former ce condensateur, il colle deux feuilles de papier d'étain sur les deux faces d'une bande de taffetas gommé de quatre mètres de longueur , et il les recouvre de deux bandes pareilles de taffetas gommé ; ces lames réunies sont ensuite repliées plusieurs fois sur ellesmêmes. Les surfaces d'étain représentent les armures de ce condensateur que l'on introduit dans l'intérieur du support de bois de l'appareil. Une des armures de ce condensateur communique avec le bouton métallique G et, par conséquent, avec le marteau o, par la colonne D; l'autre armure communique avec la colonne métallique H et, par l'intermédiaire du bouton I, avec l'enclume e de l'interrupteur.

Au moment de la rupture du circuit inducteur, les deux électricités de V extra-courant trouvant à se répandre sur les armures du condensateur, la tension des surfaces de rupture est considérablement diminuée. Cette circonstance rend compte de l'affaiblissement des étincelles échangées

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