‹ Traité d'électricitéChapitre 30 sur 57 · ASSOCIATION DES APPAREILS DE RUHMKORFF · texte numérisé non relu

ASSOCIATION DES APPAREILS DE RUHMKORFF

lame métallique de celle qui la précède et de celle qui la suit par une feuille de taffetas gommé. Les lames d'étain de rang pair font saillie sur une des petites faces de la pile, et communiquent toutes entre elles; les lames d'étain de rang impair font saillie sur la face opposée, et communiquent aussi toutes entre elles. L'ensemble de ces lames métalliques et de ces feuilles isolantes constitue un condensateur dont une armure est représentée par les lames de rang pair^ et la seconde armure par les lames de rang impair. Ce système est logé entre les planches de bois UU, U'U'. Aux extrémités de la planche supérieure UU se trouvent deux colonnettes de bois G, H, traversées par des fils métalliques destinés à faire communiquer les armures du condensateur avec deux points du circuit inducteur. A cet efifet, l'un de ces fils communique avec les lames métalliques de rang pair, et l'autre avec les lames de rang impair.

Les diverses pièces de l'interrupteur sont fixées à une planchette de bois 1 1 placée sur le condensateur. — L est une forte lame de cui\Te rouge horizontale, et solidement fixée à un support de bois X, qui lui-même fait corps avec la planchette 1 1. Cette lamo déborde le support X, et se continue par une lame de cuivre rouge R rigide, étroite et recourbée. Sur la partie de la lame L qui d(»J>orde le suppoi't X est soudée une traverse T de fer doux. A la lame recourbée R sont fixés deux appendices verticaux de platine P,F, dont le bout inférieur est taillé en pointe.

Au-dessous des pointesde platine P,P', sont placés deux verres t;, v'; chacun de ces verres contient du mercure et de Yalcool. — Quand la lame LR est en repos, les pointes

SiO ÉLECTRICITÉ DYNÀMIQUB.

de platine plongent dans Talcool et ne touchent pas le mercure; mais, quand la lame LR est mise en vibration, ces pointes P, P' , à la fin de chaque oscillation descendante, viennent plonger dans le mercure. — Un fil métallique fait communiquer le mercure du verre t; avec le bouton

Fig. 381.

métallique rf, qui lui-même communique, d'une part avec une des armures du condensateur à travers la colonnctte H , et d'autre part, au moyen du fil M', avec le bouton métallique E, le bouton F et Vextrémité antérieure de la spirale inductrice de Tappareil d'induction S.— Un second fil métallique fait communiquer, en h, le mercure du verre o' avec le pôle négatif d'un élément de Bunsen V. Au-dessus de la traverse de fer doux T, est disposé un

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élcctro-aiinant en fer à cheval. Les bobines de cet électroaimant sont formées par Tenroulement d'un seul fil dont un des bouts communique, en y^ avec le i^ôle i)ositif de réiément de Bunsen V, tandis que Tautre bout communique, on Cy avec la lame de cuivre LR et la \m\\ie de platine P'.

N est un commutateur de RulimkorfF (page 17^). Les boutons de ses ressorts latéraux communiquent, au moyen des lils 0, 0', avec les i)ôles d'une pile de Bunsen ; une de ses équerres communique, par le fil M, avec le bouton A, et, par son intermédiaire, avec l'extrémité ix)slêrieure de la spirale inductrice de l'appareil S ; l'autre équerrc communique, en 6, par le fil Z, avec la lame de cuivre LR et la pointe de platine P.

Le fil métallique qui travei'se la colonnette de bois (■ vient se fixer en a, et établit la connnunication iVxxmy d(!S armures du condensateur avec la lame de cuivre LU, et la pointe de platine [\ L'interrupteur est donc, comme à l'ordinaire, placé entre les deux armures du condensateur qui, d'ailleurs, communi([uent à travers la spirale inductrice de l'appareil S, le comnmtateur N, et la pile el le-mrme. Dans ce système, il y a deux circuits voltajquos distincts : Le premier comprend le couple V et l'électro-aiman t de rinterrupteur. Ce circuit est formé dans le verre y', au înovfn de la lame métalli(iue LP', toutes les fois (pie la \K)inte V est en contact avec la couche de mercure placée au fond de ce verre. Le courant du couple V a une action toute locale; il sert uniquement à faire marcher l'interluiiteur, et à rendre son jeu indé|)endant du courant de la pile ([ui doit traverser la spirale inductrice de l'appareil S.

Le second circuit, ou celui de la pile, comprend la pile elle-même, le commutateur N et Tappareil d'induction S. Ce circuit est fermé dans le verre t;, au moyen de la lame métallique LP, toutes les fois que la pointe P plonge dans la couche de mercure placée au fond de ce verre. Avec la position du commutateur N adoptée dans la Figure 38i, le courant de la pile, ou courant inducteur^ parcourt la spirale inductrice de l'appareil S, de son extrémité postérieure à son extrémité antérieure F.

Pour mettre Tinterrupteur en action, on presse la lame de cuivre LR en avant du support X, jusqu'à ce que h pointe P' plonge dans le mercure du verre v' ; le circuit du courant local du couple V est fermé, et Vélectro-aimant agit par attraction sur la traverse de fer doux T. On abandonne alors à elle-même la lame LR, qui vibre par son propre ressort sous l'influence de Tâectro-aimant. La pointe P' plonge dans le mercure du verre t;' à la fin de chaque oscillation descendante, et en sort au commence* ment de chaque oscillation ascendante ; le circuit du cou- . pie V est ainsi successivement fermé et rompu. Comme ^ cette lame LR vibre en toute liberté, les contacts de la j, pointe P' et du mercure du verre y' se succèdent avec une ^ très grande régularité, ainsi qu'on en juge par la persis- j tance du son rendu. Le mouvement vibratoire est assez rapide pour que le circuit soit rompu une soixantaine de fois par seconde.

Mais la pointe P, entraînée parle mouvement vibratoire de la lame LR, se conduit, par rapport au mercure du verre v, comme la pointe F par rapport au mercure du verre w. Quand cette lame vibre sous l'influence du cou-

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