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ASSOCIATION DBS APPAREILS DB RUHMKORFF. 32S

Yeaux appareils sont munis d'un interrupteur à mercure de M. L. Foucault (p. 310, Fig. 381).

Sous l'influence d'un courant inducteur fourni par une pile de dix couples Bunsen à grandes surfaces^ un seul de ces nouveaux appareils donne, à Tair libre, des étincelles de quinze centimètres de longueur.

M. Rulimkorflf a aussi opéré avec deux de ces nouveaux aj^reils associés en série. Dans ce cas, sous l'influence d'un courant inducteur fourni par dix éléments de Bunsen à gnmdes surfaces, le système donnait, à Tair libre, des étincelles de vingt-cinq centimètres de longueur. Une lame de verre d'tin centimètre d'épaisseur est percée d'un trou, quand elle est placée sur le trajet des étincelles, entre les pôles des deux spirales induites.

Du reste, pour obtenir ces grandes étincelles, il est nécessaire de donner, au faisceau de flls de fer formant noyau de la bobine inductrice, le temps d'atteindre son maximum d'aimantation ; il faut, par conséquent, ralentir la marche de l'interrupteur. De cette manière, les tensions des extrémités des bobines induites sont plus fortes; mais si les décharges s'opèrent à des distances plus grandes, elles se succèdent moins rapidement, et les étincelles perdent en fréquence ce qu'elles gagnent en longueur.

ComparalaoD des appareils d'indaef Ion et des antres éieetromotears. — Dans tout mouvement d'électricité, il y a à considérer deux éléments importants : la tension et la quantité. D'après ce que nous avons dit précédemment (page 150 et suiv.), la quantité est faible et la tension est considérable dans les phénomènes produits par les machines à plateau de verre ; tandis que, dans les courants

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fournis par les piles hydro-électriques, une quantité considérable d'éledriciié circule sous une faible tension.

Nous venons de voir que les appareils d'induction, composés d'une bobine inductrice à fil gros et court, d'un barreai^ de fer doux et d'une bobine induite à fil fin et très long, fournissent des courants induits capables de produire, à l'air libre, de longues étincelles qui se succèdent avec une grande rapidité. Le courant induit l'emporte donc en tension sur le courant inducteur , mais, en même temps, il lui est inférieur en quantité. Ces courants d'induction se placent, par leurs propriété^, entre les jets d'électricité des machines à plateau de verre, et les cou* rants voltaïques, se rapprochant des premiers par la tenriam et des seconds par la quantité.

De ce point de vue, les appareils d'induction nous apparaissent comme de vraies machines de transformation. Ces appareils modifient, sans l'augmenter ni la diminuer, la force représentée par le courant voltaïque inducteur, lui font gagner en tension ce qu'ils lui enlèvent en quantité^ et permettent de produire, avec des piles hydroélectriques de trente à quarante couples, des effets qui nécessiteraient l'emploi d'une puissante machine à plateau de verre.

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