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ACTION DU MAGNÉTISME SUR LA LUMIÈRE ET SUR TOUS LES CORPS

Vers le commencement de ce siècle, Coulomb chercha à déterminer Tinfluence des barreaux aimantés sur les substances autres que le fer et ses composés (1). Dans ce but, il taillait de petites aiguilles, de 7 à 8 millimètres de longueur et de trois quarts à un quart de millimètre de diamètre, et il les suspendait, au moyen d'un fil de soie sans torsion, entre les pôles de noms contraires de deux forts aimants. Il trouva ainsi que toutes ces aiguilles, quelle que fut leur nature, étaient attirées et se plaçaient dans la ligne des pôles. L'or, l'argent, le cuivre, le plomb, l'étain, le verre, des fragments d'os et de diverses espèces de bois lui donnèrent les mêmes résultats. Ces observations tendaient à faire admettre que tous les corps sont attirés par Caimant^ et ne différent les uns des autres que par Vintensité de l'action qu'ils éprouvent en présence des barreaux aimantés. Cependant les recherches de Coulomb lui-même prouvent qu'il suffirait delà présence tle rnVsT de fer dans une aiguille d'argent pour la rendre sensible à l'action directrice d'un aimant, en supposant l'argent lui-même parfaitement neutre. En présence de ce dernier résultat et des faits nouveaux dont la science

(I) Journal de physique, 1802, t. LIV, p. 367. — Biot, Traité ie physique expérimentale et mathématique, 4816, t. III, p. 117. II. 19

%U ÉLBCTRICITÉ DYNAMIQUE.

s'est enrichie, il est impossible de pe pas admettre que, si , dans les expériences de Ck)ulomb, les barreaux aimantés ont constamment attiré les corps soumis à leur action, cet effet doit être attribué, du moins pour beaucoup de ces substances, à la présence de très minimes quantités de fer dans les aiguilles essayées.

Longtemps après Coulomb, M. Becquerel (i) soumità Taction des courants voltaïques et des barreaux aimantés, des cartouches remplies d'un mélange de deutoxydé et de tritoxyde de fer en poudre, ou seulement de tritoxyde de fer pulvérisé et de petites aiguilles de bois, de gommelaque, etc. 11 crut devoir conclure de ces expériences que: « Dans le fer doux et l'acier la distribution du magnétisme B 86 fait toujours dans le sens de la longueur, à Texclusioi B de tout autre direction, tandis que dans le tritoxyde de » fer, le bois, la gomme-laque, etc., elle a lieu laplupêfi » du temps dans le sens de la largeur, et toujours lorsfu*m » n emploie quun seul barreau. »

Lebaillif (2) montra queles barreaux de bismuth et d'antimoine exercent une action répulsive sur les pôles d'une aiguille aimantée. Déjà, dès 1778, Brugmanns avait constaté cette propriété singulière dans le bismuth.

Ces diverses tentatives restèrent sans résultats ; elles étaient à peu près complètement oubliées lorsque, en IBM, H. Faraday (3) prouva que, dans certaines circonstances

(1) Ann, d6 ehim. et de phys., â* série, 1821, t. XXV, p. 269; — i827, t. XXXVï^p. 337.

(2) lUbliolhèque univers, dô Genève, 1820, t. XL,p. 82.

(3) Expérimental Researches, t. III ; — Ann* de chim. et de phys,i 8* Sér., 1846, t. XVII, p. 359.

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